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Bas-Saint-Laurent

Manque de ressources spécialisées pour les aînés

TVA Nouvelles

250 résidences privées pour personnes âgées au Québec ont fermé leurs portes depuis 2013. Pourtant, la demande pour ce type d'hébergement va continuer de croître au cours des prochaines années.

En 2000, près de 652 000 Québécois étaient âgés de 70 ans et plus. Aujourd'hui, on en dénombre plus d'un million.

Cette réalité touche particulièrement Matane où on dénombre seulement 44 places en ressources intermédiaires, un manque flagrant par rapport au besoin. L’offre des services privés dans la Matanie est moins développée que dans d’autres territoires, selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

La catégorisation des aînés complique la situation. On passe du statut de personne autonome à semi-autonome, puis finalement à personne non autonome devant ainsi admissible au CHSLD.

Entre les deux dernières catégories, on retrouve les ressources intermédiaires où l’on doit assurer aux patients une surveillance continue. C’est cette ressource qui manque à Matane. Faute de places, plusieurs aînés doivent être déplacés à Luceville et même à La Pocatière.

«Si t’es pas assez malade, tu ne rentres pas au CHSLD, en attendant, même si tu as 80, on t’envoie dans un lit d’hôpital bondé, au travers du monde. On fait quoi là? Ils ont créé une fosse encore plus grande en relocalisant les gens, affirme le propriétaire de la résidence Cœur-à-Tout, Michel Besner.

«Tous ceux qui pouvaient se déplacer par marchette ont été déplacés vers les résidences semi-autonomes, ce n’est pas toutes les résidences qui sont adaptées pour ces gens-là», ajoute-t-il.

Les organismes de la Matanie sont préoccupés par cette problématique. La gestion des aînés est devenue une priorité. Une table de concertation a été mise sur pied. Elle regroupe des membres du CISSS ainsi que le préfet de la Matanie.

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