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Rencontre Québec/États-Unis

Campagne de séduction en faveur du libre-échange

TVA Nouvelles

Le premier ministre Philippe Couillard a réuni plusieurs personnalités du monde des affaires québécois et américain vendredi pour les mobiliser à la défense du libre-échange.

«Tout le monde est en attente. Tout le monde s'est mis un peu sur le bas-côté, en essayant de décoder les signes et les mots. Il faut attendre d'abord la notification qui va être envoyée par l'administration fédérale américaine au Congrès», a-t-il expliqué.

Selon le premier ministre, une taxe imposée à la frontière aurait, dit-il, des conséquences dramatiques.

«Tout le monde s'entend que l'impact serait très significatif. Très, très significatif. On parle de l'interruption soudaine des chaînes d'approvisionnement. Il faut savoir que dans beaucoup de produits comme les produits automobiles et autres, les pièces qui mènent au produit fini passent la frontière souvent jusqu'à sept, huit fois», a-t-il détaillé.

Il faut dire que 35% de toutes les importations québécoises de biens en 2016 provenaient des États-Unis et 9 millions d'emplois américains dépendent du Québec.

«La totalité des gens qui sont ici sont des gens optimistes, mais il s'agit de mettre nos efforts en commun et de raconter cette histoire-là, de l'économie intégrée qu'on a avec les États-Unis», a fait savoir le présidente de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec, Éric Tétreault.

Ce n’est pas qu’au Québec que l’inquiétude est grande face aux visées protectionnistes du président Trump. Les milieux d’affaires américains appréhendent aussi les futures décisions.

Tous s’entendent en tout cas pour dire que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ne restera pas comme il est pour le moment.

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