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Accusation de fraude électorale

Maxime Bernier se dit victime d’une campagne de salissage

Agence QMI

Matthew Usherwood/AGENCE QMI

Le candidat à la course à la direction du Parti conservateur Maxime Bernier se dit victime d’une campagne de salissage alors qu'un adversaire l'a accusé de fraude électorale, déclenchant une enquête du parti.

«Maxime Bernier s’engage à respecter les règles comme tous les candidats à la chefferie», a martelé vendredi matin un porte-parole, Maxime Hupé.

Jeudi soir, le candidat-vedette Kevin O’Leary a accusé un adversaire - sans le nommer - d’avoir eu recours à un stratagème frauduleux dans le but «d’acheter une victoire à la chefferie».

Selon l’homme d’affaires, la manoeuvre consisterait à utiliser des cartes de crédit prépayées, pratiquement intraçable, pour enregistrer de faux membres au parti conservateur.

«Je pense qu’on est à un moment de la course où tous les candidats vont commencer à lancer de la boue sur les autres campagnes pour essayer de se remonter quand ils savent qu’ils sont en train de perdre», a lancé M. Hupé.

«Si Kevin passait plus de temps à faire campagne ici au Canada au lieu d’être aux États-Unis, peut-être qu’il serait en train de gagner au lieu de brailler comme ça», a-t-il lâché.

Quoi qu’il en soit, les instances du Parti conservateur ont jugé suffisamment crédibles les allégations du clan O’Leay pour ouvrir une enquête.

Maxime Bernier a toutefois pu compter sur plusieurs autres aspirants-chefs, qui ont pris sa défense.

Sur Twitter, l’ex-ministre Kellie Leitch a carrément invité M. O’Leary à «se la fermer» s’il est incapable à fournir les preuves de ce qu’il avance.

Brad Trost, de son côté, espère que M. O’Leary sera sanctionné par le parti s’il s’avère que l’accusation visant son adversaire Maxime Bernier «n’est qu’un coup publicitaire».

La candidate ontarienne Lisa Raitt a quant à elle offert des propos plus nuancés, soulignant que «l’intégrité des règles encadrant la course à la direction doit être maintenue».

«Toute allégation contraire doit faire l’objet d’une enquête», a-t-elle indiqué par l’entremise d’un message sur les réseaux sociaux.

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