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Collision entre deux avions en plein ciel

Un type d’accident qui survient «très rarement»

TVA Nouvelles

Il arrive «très très rarement» que deux avions entrent en collision en plein ciel, a expliqué le pilote de l’hélicoptère de TVA Nouvelles, au lendemain d’un accident aérien qui a fait un mort et un blessé grave à Saint-Bruno-de-Montarville.

Patrick Lafleur, chef pilote chez Passport Hélico, était en vol avec la journaliste de TVA Nouvelles Elizabeth Laplante peu de temps après la collision.

«J’étais assez surpris de faire face à une situation comme celle-là», a-t-il souligné en entrevue au «Québec Matin», soulignant que de telles situations surviennent «très très rarement». Il estime que c’est «miraculeux» qu’un des deux pilotes ait survécu.

Problème de communication?

M. Lafleur a écouté les bandes audio des conversations entre la tour et les pilotes.

«Il semble vraiment que ce soit un problème de communication», estime-t-il.

Selon ce qu’il a entendu, il a pu reconstituer le fil des événements. Un avion de Cargair a décollé pour faire un circuit à partir de l’aéroport de Saint-Hubert. Aux commandes de son Cessna 152, il devait maintenir une altitude de 1100 pieds et semblait le faire.

Un autre appareil de la même compagnie arrivait de Marieville. Celui-là s’est fait demander par la tour de contrôle de rester à 1600 pieds en se rapprochant de l’aéroport de Saint-Hubert. Ce serait ce dernier avec lequel la tour de contrôle a de la difficulté à communiquer.

«Le pilote semble ne pas répondre du tout, explique M. Lafleur. Au départ, sa radio fonctionne, parce qu’il y a un échange de communication entre le contrôleur et le pilote. Lorsqu’il s’approche du circuit, le contrôleur l’appelle à deux reprises pour lui demander de maintenir son altitude. On l’entend un peu plus tard lui demander de façon très insistante ‘’Est-ce que vous m’entendez?’’.»

Il n’y alors aucune réponse. C’est fort probablement celui-là qui ne se trouvait pas au bon endroit, ce qui aurait causé la collision.

Le pilote a lui-même été témoin de situations où des étudiants chinois ont eu des difficultés à communiquer avec le contrôle aérien.

«C’est très difficile, même pour moi qui suis parfaitement bilingue, de comprendre où ils sont, c’est quoi leurs intentions. C’est une situation assez complexe», détaille-t-il.

Le chef pilote de Passport Hélico a suivi une formation de base sur le pilotage d’avions et a déjà été aux commandes d’aéronefs du même modèle que ceux impliqués dans le triste accident.

«Ces petits Cessna sont assez faciles à piloter et ils se prêtent parfaitement à de la formation de pilote», a mentionné Patrick Lafleur.

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