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Ventes records en 2016

Notre sirop d'érable séduit à l'étranger

Marie-Laurence Delainey | TVA Nouvelles

L'or blond des Québécois, le sirop d'érable, n'a jamais été aussi prisé à l'international. Les producteurs du Québec ont vendu plus de cent millions de livres de sirop en 2016, des chiffres record, a appris TVA Nouvelles.

La clef, les sommes investies pour faire la promotion du sirop et la recherche dans le domaine selon le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, Serge Beaulieu : «Les producteurs ont investi énormément d’argent et de temps pour faire connaître notre produit. Ç'a fait la job, le consommateur connaît plus et aime plus notre produit.»

Le résultat le fait sourire. Pas moins de 111 millions de livres ont été vendus à des acheteurs autorisés au Canada l'an dernier. Quant à ce qui a été exporté à l'extérieur du pays, ce sont 99 millions de livres. C'est du jamais vu dans les deux cas. 

M. Beaulieu précise que de plus en plus de producteurs au Québec ont un revenu stable et c'est grâce notamment à ce qu'on appelle la Réserve stratégique mondiale de sirop d'érable qui est située à Laurierville dans le Centre-du-Québec. Il s'agit d'un entrepôt de 235 000 pieds carrés où on conserve et pasteurise le sirop d'érable de toute la province. Des millions de barils de sirop d'érable y sont entreposés.

«D’une saison à l’autre, la production peut varier du simple au double. À cause de Dame Nature, ce n'est pas une production où on peut prévoir la quantité qu’on produira, de là l’importance d’avoir une réserve de sirop d’érable pour être capable de développer des marchés, d’exporter », explique la porte-parole de la Fédération Caroline Cyr.

Quelque 85 % de la production québécoise est exportée. Les premiers clients sont les États-Unis, le Japon puis l'Allemagne. 

Le Québec à lui seul est responsable de 93 % de la production canadienne ou 78 % à l'échelle mondiale. L'industrie génère plus de 10 000 emplois à temps plein dans la province. 

«C’est ça de l’or blond, c’est l’argent que le producteur peut avoir pour son produit et ce produit-là est excellent pour la santé en plus» , conclut, en riant, M. Beaulieu.

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