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Après la collision de Saint-Bruno

Cargair reprend ses cours à Saint-Honoré

Jean Houle | TVA Nouvelles

capture d'écran, TVA Nouvelles

Les étudiants chinois de Cargair, à Saint-Honoré, ont retrouvé le chemin de leur école de pilotage, lundi après-midi.

Ils ont refusé de commenter l'événement survenu vendredi à Saint-Bruno-de-Montarville.

La succursale de Cargair, à Saint-Honoré, accueille 70 étudiants chinois présentement.

Ces étudiants connaissaient-ils les deux apprentis impliqués dans l’accident Saint-Bruno-de-Montarville ? Ont-ils discuté de la tragédie entre eux ? Ont-ils une explication possible ?

«On ne sait rien... On n'a rien à dire...désolé », ont été les seules réponses, formulées en anglais, obtenues auprès des deux premiers de la cohorte qui se sont présentés.

«Vous n'écœurez plus les étudiants, svp», a par la suite lancé un dirigeant de l'école.

La direction avait limité l'accès au stationnement en cadenassant la barrière. Les Cessna 152, le même modèle que celui du drame de Saint-Bruno-de-Montarville, n'ont pas volé lundi après-midi. Officiellement, il n'y avait pas de cours.

«C'est davantage une mise à jour », a dit le dirigeant, qui nous invitait à attendre le communiqué du bureau-chef à Saint-Hubert.

Cargair s'est installée à l'aéroport en juin 2016. Son terrain d'exercice au Saguenay est situé au-dessus du Lac Kénogami.

L'entreprise avait essuyé un refus d'utiliser la zone d'entraînement du Centre québécois de formation en aéronautique, pour une question de sécurité qui n'avait rien à voir avec elle.

«On partage déjà avec Exactair, Air Médic et d'autres compagnies», a expliqué le directeur général du CQFA, Claude Boucher.

«On regarde les besoins, les heures disponibles, et il vaut mieux ne jamais trop mettre dans le ciel d'aéronefs qui seraient trop près les uns des autres.»

Sur les médias sociaux, des pilotes affirment que des problèmes de communication se sont déjà produits entre les étudiants chinois et la tour de contrôle parce qu'ils maîtriseraient parfois mal les subtilités de l'anglais.

La base militaire de Bagotville ne rapporte aucun incident, tout comme Nav Canada, qui regroupe les contrôleurs aériens de Saint-Honoré.

Nav Canada soutient que c'est à Cargair, dans le cadre de son programme, de s'assurer que ces nouveaux arrivants soient en mesure de comprendre parfaitement les directives d'un contrôleur. Sinon, ils ne peuvent tout simplement pas voler.