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Étude du CHUM

Des diagnostics d'hypertension erronés?

TVA Nouvelles

Une étude du Centre de recherche du CHUM démontre qu'environ 20% des patients qui suivent un traitement contre l'hypertension artérielle n'ont pas de problème en réalité.

Lors d'un rendez-vous avec un médecin de famille, celui-ci prend la pression artérielle avec un appareil conventionnel. Toutefois, selon Janusz Kaczorowski, chercheur du Centre de recherche du CHUM, il se peut que la lecture qui a été prise ne soit pas la bonne.

«Souvent, on prend une seule mesure avec ce type d'appareil. Le problème, c'est que si on prend une seule mesure, cette mesure-là, souvent, c'est une mesure qui est très élevée et pas tout à fait exacte», explique-t-il.

Pourtant, selon une étude menée avec des collègues et qui vient d'être publiée, près de la moitié des médecins de famille au Canada utilisent encore cet appareil manuel, une technologie dépassée qui peut entraîner des erreurs de diagnostic.

«On parle d'à peu près 20% des personnes avec une tension artérielle qui, probablement, ont un diagnostic qui n'est pas correct», affirme le spécialiste.

Les nouveaux appareils électroniques prennent un total de six mesures. «La première, l'appareil l'écarte et il fait la moyenne des cinq subséquentes. Et ça, c'est une mesure précise», explique le Dr George Honos, chef du service de cardiologie du CHUM.

Au Canada, un adulte sur cinq est hypertendu. Cela représente le facteur de risque le plus important pour la mortalité et l'invalidité.

En 2010, les coûts de l'hypertension pour le système de santé canadien étaient évalués à plus de 13 milliards de dollars. 

Chaque nouvel appareil peut coûter jusqu'à 800 dollars, mais selon ce chercheur, il pourrait permettre des économies en médicaments et en soins inappropriés.