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Procès pour le meurtre de Gabrielle Dufresne-Élie

«J’ai besoin d’être là pour représenter ma fille»

TVA Nouvelles

Près de trois ans après le meurtre de Gabrielle Dufresne-Élie dans une chambre d’hôtel de Montréal, le procès de son présumé meurtrier s’amorce aujourd’hui alors que la mère de la jeune victime a l’intention d’assister à l’ensemble des procédures pour «défendre» sa fille.

«J’ai besoin d’être là pour représenter ma fille. C’est ce qu’il reste pour la défendre. On doit se battre jusqu’au bout pour elle», a confié Marlène Dufresne à Jean-François Guérin dans le cadre de l’émission Le 9 heures, à LCN.

Gabrielle Dufresne-Élie avait 17 ans lorsqu’elle a été retrouvée sans vie à l’hôtel Le Chablis, rue Sherbrooke Est, le 8 juin 2014. Près de 34 mois plus tard, Jonathan Mahautière sera finalement jugé alors que s’amorce la sélection des jurés au palais de justice de Montréal. Au moment des faits, Gabrielle Dufresne-Élie venait tout juste de rompre avec Mahautière qui lui aurait demandé de se rendre une dernière fois à l’hôtel après près de deux ans de relation.

La famille de la jeune femme compte sur le procès afin de finalement pouvoir passer à autre chose.

«On ne peut pas encore tourner la page. Je pense que le procès va nous permettre d’avancer, même s’il y a une crainte face à tout ça. Il y a beaucoup d’anxiété face au procès. C’est l’attente qui fait en sorte qu’il y a beaucoup de stress dans la famille», affirme la sœur jumelle de Gabrielle, Chloée.

La mère de la jeune victime dit trouver particulièrement difficile que le présumé meurtrier de sa fille ne reconnaisse pas les faits.

«Il n’a pas accepté le fait qu’il a assassiné Gabrielle. Il ne reconnaît pas ce qu’il a fait. Peut-être que s’il avait plaidé coupable, ça aurait atténué la peine un peu», ajoute Marlène Dufresne.

Marlène et Chloée doivent toutes deux témoigner dans le cadre du procès.

«On espère que ça va se terminer pour qu’on puisse continuer notre chemin et avoir des projets. Parce que des projets on n’en fait pas. On fait du court terme», conclut la mère de Gabrielle.

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