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Procès de l’entraîneur de ski

La soeur de Bertrand Charest n’a pas vu de gestes déplacés

TVA Nouvelles

Le premier témoin de la défense, au procès de Bertrand Charest, a soutenu ne pas avoir vu de gestes déplacés de la part de l’accusé, lundi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Isabelle Charest, la soeur de l’entraîneur de ski qui fait face à 57 chefs d'accusation impliquant 12 victimes mineures pour des accusations de nature sexuelle, a dit ne pas avoir été au courant de ce qui a été allégué dans la preuve de la Couronne durant les dernières semaines.

Bertrand Charest, qui ne témoignera pas à son procès, avait un tempérament baveux et était taquin, selon sa soeur cadette qui n’a pas été victime de ce qui est reproché à son frère.

La témoin a soutenu avoir été à quelques reprises dans l’entourage de l’équipe dirigée par son frère. Isabelle Charest a notamment été responsable, pendant quatre mois, d’une pension où séjournaient des athlètes entraînés par l’accusé.

L’ambiance était joviale, les gens étaient souriants et le plaisir semblait au rendez-vous lorsqu’Isabelle Charest côtoyait l’équipe de son frère, selon son témoignage entendu lundi matin.

La soeur de l’accusé, qui a fait du ski alpin au niveau élite, a raconté qu’elle avait elle aussi eu un entraîneur avec qui elle avait une relation amour/haine et qui pouvait être très dur avec elle pour la faire progresser.

Selon Isabelle Charest, à l’époque, les entraîneurs frottaient les fesses, le dos et les cuisses des athlètes pour les réchauffer lors de compétitions.

«Peut-être qu’aujourd’hui ils ne font plus cela», a précisé la soeur cadette de l’accusé.

La défense va présenter deux ou trois autres témoins et la preuve devrait être close mercredi.

La journée de jeudi sera dédiée à la préparation des plaidoiries qui seront présentées vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme.

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