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Série offerte sur Club illico

Sur le plateau de «Victor Lessard»

Patrick Delisle-Crevier et Nathalie Slight | Agence QMI

ART-SÉRIE VICTOR LESSARD

COURTOISIE

Depuis le 14 mars, la série «Victor Lessard», adaptée des romans de Martin Michaud par le réalisateur Patrick Sauvé, est offerte sur Club illico. L’équipe de «7 Jours» s’est rendue sur le plateau de la saga policière afin d’en apprendre un peu plus sur l’intrigue et les personnages qui la composent.

Julie Le Breton (Jacynthe Taillon)

Celle qui interprète la comparse de Lessard a misé sur une apparence et une posture qui la rendent complètement méconnaissable.

«Je souhaitais donner un look vraiment ¨tomboy¨ à mon personnage, je voulais mettre de l’avant son côté masculin. Le personnage m’a habitée dès que j’ai enfilé le costume! J’aime l’idée de me transformer pour jouer un rôle. Il y a quelque chose de très libérateur là-dedans.»

Patrice Robitaille (Victor Lessard)

Pour donner vie au personnage principal de la série, l’acteur a décidé de modifier quelque peu son apparence.

«J’ai perdu 20 livres et j’ai laissé pousser ma barbe. J’aimais l’idée de me transformer pour incarner ce personnage, je souhaitais projeter une nouvelle image, loin de celle du ¨meilleur ami¨ qui me colle à la peau depuis quelques années. Cette fois, je joue un héros sombre, un gars taciturne qui réfléchit beaucoup.»

Dans les coulisses

C’est dans un loft du quartier Griffintown, à Montréal, qu’ont été tournées les scènes qui se déroulent dans le quartier général des enquêteurs. Plusieurs scènes ont également été tournées dans une aile de l’hôpital Royal Victoria, qui sert désormais presque exclusivement à des tournages.

Au même moment où la production de «Victor Lessard» était de passage dans l’établissement, l’acteur américain Bruce Willis y tournait le film d’action «Death Wish».

«L’équipe occupait un autre étage que le nôtre, mais j’aurais pu croiser Bruce dans le stationnement!», nous a confié Charles Lafortune.

Psitt!

«À l’audition, j’avais enfilé le linge de mon chum, dont ses boxers, dit Julie. La responsable des costumes a conservé cette idée lorsqu’elle a créé le look de mon personnage: une policière rustre, soupe au lait et homosexuelle.»

Julie a d’ailleurs porté des bobettes de gars durant le tournage — mais vous ne les verrez pas!

Un producteur enchanté!

Charles Lafortune agit à titre de producteur sur ce projet.

«Lors de vacances en Floride, j’ai apporté le roman policier ¨Victor Lessard¨. J’ai été happé par l’histoire, à un point tel que ma blonde (Sophie Prégent) avait hâte que je finisse ma lecture pour que je jase un peu avec elle! (rires) Dès la lecture des premières pages, j’imaginais l’histoire de cet enquêteur adaptée pour le petit écran. Ce sera de la bonne télévision!»

Un duo gagnant!

L’auteur Martin Michaud n’est pas venu faire son tour souvent sur le plateau de tournage. «Je préférais laisser toute la place au réalisateur, Patrice Sauvé. Par contre, je tenais mordicus à assister au tournage de la scène finale de la série, qui se déroule dans un cimetière. Voir l’histoire que j’ai créée dans ma tête prendre forme, c’est vraiment tripant!» Il a même été question que l’auteur effectue un petit caméo dans la série.

«J’aime l’idée d’interpréter un petit rôle, quelque chose de simple, juste pour faire un clin d’oeil à ceux qui ont lu mes livres, mais ça n’a pas fonctionné. S’il y a une suite, j’aimerais camper un méchant, seulement dans une ou deux scènes. Je travaille au développement de la deuxième saison, même si nous n’avons pas encore eu le feu vert.»

À suivre...

Catherine Bérubé (Isabelle Harper)

«Je joue la fille d’une des victimes. C’est une femme très réservée qui a un grand souci de son apparence et de ce que les autres peuvent penser d’elle. Elle menait une existence tranquille jusqu’à ce que le meurtre de sa mère vienne gâcher sa vie.».

Le saviez-vous?

La première saison de la série est inspirée du roman «Je me souviens», qui est en fait le troisième tome de la saga Victor Lessard.

Des effets spéciaux réussis!

Dans «Victor Lessard», le duo d’enquêteurs tente de coincer un tueur en série qui torture ses victimes avant de leur enlever la vie.

«Le maquilleur d’effets spéciaux Bruno Gatien est hallucinant! Il a effectué le maquillage des victimes, en plus de vieillir un des comédiens sur une période de 30 ans. Son travail est digne des plus grands spécialistes d’effets spéciaux de Hollywood!», affirme Charles Lafortune.

Sarah Dagenais-Hakim (Nadja Fernandez)

«Cette Américaine qui a atterri à Montréal est policière au poste 25. Non seulement elle est l’amoureuse secrète de Victor Lessard, mais elle l’aide aussi dans ses enquêtes. Elle a parfois une façon peu orthodoxe de fonctionner, et elle n’hésite pas à faire des entourloupettes pour arriver à dénouer une enquête.»

Quand la réalité rejoint la fiction

«Plusieurs figurants sur la série sont des policiers retraités ou de véritables policiers qui font de la figuration durant leurs journées de congé. Ça donne lieu à des conversations hyper intéressantes entre les prises. Les anecdotes qu’on nous raconte sur le métier nourrissent mon personnage et me confirment que je préfère de loin jouer à la policière, plutôt qu’exercer véritablement ce métier», explique Julie Le Breton.

Antoine L’Écuyer (Martin Lessard)

«C’est un gars qui aime son père et qui aimerait bien suivre ses traces. En même temps, son père ne lui ouvre pas bien grand la porte... Tout n’est pas toujours au beau fixe entre eux!»

Lise Roy (Judith Harper)

«Mon personnage est assassiné, et c’est ce qui déclenche l’enquête. C’est une psychiatre de renom qui menait une vie paisible. Sa mort suspecte vient donc brasser bien des choses et a des répercussions sur plusieurs personnes. C’est un plaisir de jouer un tel rôle: je m’amuse beaucoup avec le maquillage et les effets spéciaux!»

La série «Victor Lessard» est offerte sur Club illico.