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Saint-Henri-de-Taillon

Les Gilbert veulent reconstruire leur ferme

Jean Houle | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Les propriétaires de la ferme Gilbert, incendiée dimanche à Saint-Henri-de-Taillon, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont l'intention de reconstruire.

Leur troupeau de vaches laitières sera toutefois plus difficile à remplacer.

Le feu, qui a rasé l'étable dimanche soir, a pris naissance dans le hache-paille, tout récemment doté d'un nouveau moteur. Les flammes se sont propagées à une vitesse folle, piégeant 140 vaches dans leur étable. Huit d'entre elles ont été sorties de l'enfer, les autres y sont restées.

«Pas de masque à oxygène, c'était impossible de se risquer», a dit Pascal Gilbert, l'un des fils du propriétaire.

«Mon voisin pleurait en disant que ça n'avait pas de bon sens», a indiqué le propriétaire Benoît Gilbert, qui avait vu sa ferme incendiée une première fois en 1984.

La ferme produisait 3500 litres de lait par jour. Les pertes sont évaluées à 2,5 millions $.

Les vaches de la ferme étaient régulièrement primées, autant pour leur génétique que pour leur productivité. Ce qui rend le troupeau pratiquement irremplaçable.

«C'était comme mon équipe de hockey», a dit Pascal Gilbert, les yeux dans l'eau. «Je montais mon équipe, mais là, je les ai toutes perdues...Je n'ai plus d'équipe.»

Les sinistrés ont reçu du support d'autres producteurs, de La Baie à Albanel, qui sont venus leur témoigner leur soutien.

«Les bâtisses, ce n'est pas si grave», a dit Michel Frigon, d'Albanel. «Mais la vache laitière que tu aimais, tu ne l'as plus. Et elle n'est pas remplaçable.»

« C'est un projet de plusieurs générations», a renchéri Sylvain Boily. «On travaille chaque jour, on fait des agrandissements...ça fait toujours très mal.»

«On veut voir s'il y a des pertes de fourrage, si des bêtes qui ont survécu ont besoin d'hébergement», a mentionné Daniel Gobeil, de La Baie.

La ferme sera reconstruite, et avec le temps, un nouveau troupeau sera reconstitué.

«On va se retrousser les manches et on va recommencer», a promis Diane Gilbert.

«Mon frère et moi, on va revenir plus forts», a assuré Pascal Gilbert.