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Bois d'oeuvre

Aide demandée pour la tordeuse des bourgeons de l'épinette

Laurie Dufresne | TVA Nouvelles

À quelques heures du dépôt du budget provincial, les attentes sont grandes pour les députés de Rimouski et de Bonaventure.

Harold LeBel et Sylvain Roy demandent une aide additionnelle pour soutenir les communautés forestières touchées par l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette et la crise du bois d'œuvre. Harold Lebel tire la sonnette d'alarme et souhaite voir davantage de soutien pour les producteurs forestiers privés dans le prochain budget provincial.

«On doit absolument envoyer un signal fort au monde de la forêt. Dans le Bas-Saint-Laurent, c’est hyper important. On a besoin d’un budget d’environ 10 millions par année pour intervenir sur le terrain et éventuellement reboiser.»

La tordeuse de bourgeons fait des ravages au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie et devrait frapper plus fort cette année. Pourtant, les investissements dans les programmes de mise en valeur des forêts privées sont au plus bas depuis 30 ans, selon le syndicat des producteurs forestiers.

«Chez nous, c’est 44% - donc presque 50% - du territoire qui est occupé par des forêts privées. Donc c’est des gens qui gagnent leur vie avec ça, qui restent dans nos villages et qui font vivre ces villages», ajoute M. Lebel.

Si les livraisons de bois ont augmenté de 25% l'an dernier, c'est que les producteurs ont récolté des arbres matures avant qu'ils soient frappés par la tordeuse.

«Ils nous disaient de produire. On a produit, mais les prix ne sont pas là. Parce que là, eux autres les industriels, le résineux leur sort par les oreilles. Les camions attendent aux barrières pour entrer du bois», affirme le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Roger Vaillancourt.

Les producteurs forestiers ont un allié insoupçonné dans la lutte à la tordeuse: la paruline. En étudiant les populations de l'oiseau, on pourrait connaître à l'avance les endroits où la tordeuse va frapper.

«Avant même qu’on puisse voir des pertes d’aiguilles à cause de la tordeuse, on peut voir une augmentation d’abondance de ces oiseaux-là. Si oui, ça permet d’intervenir de façon précoce», explique le doyen de la recherche de l’UQAR, Marc-André Villard.

 

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