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Sherbrooke

Une percée québécoise pour détecter certains cancers

TVA Nouvelles

Des médecins de Sherbrooke ont réalisé une percée majeure dans la lutte contre des cancers très rares. Ils ont mis au point un produit qui permet de les détecter plus facilement et rapidement, en une seule visite à l'hôpital.

Les tumeurs neuroendocrines s'attaquent à l'estomac, l'œsophage et aux intestins. Leurs lésions, de quelques millimètres seulement, sont difficilement détectables.

«Une tumeur qui peut ressembler à quelque chose d'autre, autre qu'un cancer, qui passe inaperçu pendant de nombreuses années, explique le docteur Éric Turcotte, nucléiste au CHUS. Malheuseusement, en n'étant même pas capable de voir le cancer lui-même, c'est encore d'autant plus difficile de voir à quel endroit il s'est étendu. Maintenant, c'est chose du passé.»

L'examen standard nécessitait trois jours d'hospitalisation et l’obtention du neurotraceur pour le test d'imagerie médicale prenait une semaine, ce qui rendait quasi impossibles les examens d'urgence.

Gaston Roy est un des privilégiés à avoir pu profiter de cette nouvelle technologie, développée au centre de recherche clinique de Sherbrooke.

«On n'est pas obligé d'aller aux États-Unis, et ça ne nous coûte pas un sou, à part ça!» se réjouit-il.

La protéine utilisée dans les examens en médecine nucléaire est produite à 24 heures d'avis. Les résultats du patient sont disponibles la journée même.

Le gouvernement a accepté de débloquer des budgets additionnels pour que 150 patients de l'extérieur de la région de L'Estrie puissent venir passer un examen ici. Des hôpitaux de l'Ontario ont aussi pris entente avec le CHUS. D'autres provinces se disent intéressées également à profiter de cette avancée.

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