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Controverse

La direction de Bombardier cherche à justifier les hausses salariales

Agence QMI

Dans la tourmente à cause des hausses salariales consenties à ses six plus hauts dirigeants, Bombardier a cherché à défendre sa position, samedi.

«La capacité de Bombardier à livrer concurrence et à gagner dans un marché mondial très compétitif dépend de sa capacité à attirer et à retenir une équipe de hauts dirigeants de calibre international», a justifié Jean C. Monty, président du Comité des ressources humaines et de la rémunération chez Bombardier.

En moyenne, les six plus hauts dirigeants de Bombardier ont obtenu une hausse salariale de 48 % entre 2015 et 2016, empochant ensemble 43 millions $ l’an dernier.

Selon M. Monty, il serait erroné de comparer les rémunérations consenties d’une année à l’autre, étant donné que les cadres visés sont entrés en fonction à différents moments en 2015. «On ne peut comparer la rémunération pour une année partielle (2015) avec celle pour une année complète (2016). Comparer directement les deux nombres est inapproprié» a fait valoir le représentant de l’entreprise.

Le président de la rémunération a aussi souligné que 75 % de la rémunération des hauts dirigeants n’est pas garantie, mais qu’elle dépend plutôt de cibles à atteindre.

Des vagues

Les hausses salariales ont causé un tollé à Québec et à Ottawa, les deux paliers de gouvernements ayant consenti à investir, respectivement, 1,3 milliard $ et 372,5 millions $ dans l’entreprise. Les premiers ministres Philippe Couillard et Justin Trudeau ont indiqué qu’il s’agissait d’une décision d’affaires qui revenaient aux actionnaires de l’entreprise, tandis que les différents partis de l’opposition ont dénoncé les hausses salariales.

À Québec, certains ministres libéraux avaient tout de même invité Bombardier à revoir sa politique de rémunération.

Cet appel a été entendu par le président du conseil d’administration de Bombardier, Pierre Beaudoin, qui a annoncé tard vendredi soir renoncer à son augmentation salariale. M. Beaudoin a reçu 7 millions $ en 2016, en hausse de 36,5 % vis-à-vis des 5 millions $ qu’il avait obtenu en 2015.

«La confiance de nos concitoyens et celle de nos gouvernements sont extrêmement importantes pour l'entreprise, et pour moi. II est clair que la situation a dévié l'attention qui était portée sur le travail important réalisé par nos employés et notre haute direction pour que cette formidable entreprise renoue avec la croissance», a fait valoir l’homme d’affaires.

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