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Mémoire de maîtrise sur ses chroniques

Charkaoui félicite l'auteure s'étant penchée sur Richard Martineau

Agence QMI

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CAPTURE D’ÉCRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

L’auteure du mémoire de maîtrise sur les chroniques de Richard Martineau s’est vu remettre un prix et une bourse de 1000 $ du Collectif canadien anti-islamophobie, dont le porte-parole est le controversé Adil Charkaoui.

Mélanie Beauregard, auteure de «Le traitement discursif de l’islam et des musulmans dans les médias: analyse critique des chroniques de Richard Martineau», était conférencière invitée vendredi soir à un événement du CCAI au cours duquel elle a parlé de son étude.

À l’occasion de cet événement, Mme Beauregard a reçu le prix de reconnaissance 2016 de l’organisme ainsi qu’une bourse de 1000 $ «pour ses efforts dans l’avancement de la recherche scientifique dans la lutte contre l’islamophobie».

«Au nom du CCAI, je tiens à féliciter Madame Beauregard pour la qualité de son mémoire et surtout pour son courage d’avoir choisi un tel sujet dans le contexte actuel marqué par la montée de l’intolérance, de la haine, du populisme et des extrêmes-droites», a déclaré Adil Charkaoui, coordonnateur du CCAI.

La nouvelle qu’une étudiante avait déposé en 2015 un mémoire de maîtrise sur les chroniques de Richard Martineau avait été médiatisée au début mars par Radio-Canada. Mme Beauregard a conclu dans son mémoire que les chroniques de M. Martineau publiées entre novembre 2006 et avril 2014 «participent à l'islamophobie» sans toutefois dénoter un racisme évident.

Peu après la publication de Radio-Canada, Richard Martineau s’était dit étonné de se retrouver ainsi au cœur de l’actualité, affirmant notamment que «c’est la preuve qu’on a vraiment du temps à perdre!». «Qu'on étudie mes textes à l'université, c'est une aberration», avait-il affirmé en entrevue à l’émission «Denis Lévesque».

Dans sa chronique du 7 mars, Richard Martineau avait en outre rejeté l’étiquette d’islamophobe, se questionnant sur la définition de l’islamophobie et indiquant qu’il ne fait qu’exposer «des inquiétudes, des craintes envers l’INTÉGRISME­­ ISLAMIQUE, qui sont fondées sur des faits».

Il avait conclu son texte ce jour-là en disant: «Pour vous et moi, il est tout à fait normal de poser ces questions. Pas pour Radio-Canada. Pour la prestigieuse Société d’État, poser ces questions est du racisme. Ben coudonc!».

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