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Manifestation contre Bombardier

Des Québécois outrés ont protesté devant le siège social

  TVA Nouvelles et Agence QMI

Plusieurs dizaines de citoyens en colère ont manifesté, devant le siège social de Bombardier à Montréal, contre les hausses de rémunération accordées à des hauts dirigeants de Bombardier.

À la suite du tollé provoqué par l’annonce de ces hausses salariales de 48%, la manifestation contre cette opulente rémunération invitait les citoyens à faire connaître leur indignation de manière pacifique.

«Cet évènement a été créé sur un coup de tête après m’être étouffée avec mon café en lisant les journaux. C’est une initiative citoyenne et ce n’est pas lié à aucun parti politique», a précisé Myriam Verreault, l’une des organisatrices, sur l’évènement Facebook.

Les mots qui sont revenus le plus souvent : honte et scandale. Les citoyens présents ne cachaient pas leur colère.

«J’ai l’impression qu’on se fout de notre gueule.»

«Je suis convaincu que Joseph-Armand Bombardier serait pas très heureux avec ce qui se passe.»

«Ils devraient remettre cet argent là à des organismes communautaires.»

«Tous les québécois étaient fiers de Bombardier, mais avec ce qui se passe, je pense que les dirigeants de cette entreprise là sont moins attachés à Bombardier que les québécois eux-mêmes».

En soirée dimanche, le PDG de la compagnie, Alain Bellemare, a annoncé que la «rémunération totale prévue pour 2016 sera reportée à 2020 pour les six membres de la haute direction visés».

Rappelons que les Québécois étaient presque unanimement contre la décision de Bombardier de distribuer ces généreux bonus. À tel point qu’ils regrettent le 1,3 milliard versé en subventions par le gouvernement Couillard.

Un sondage Léger-TVA Nouvelles-«Le Journal de Montréal» a révélé un rare consensus parmi la population québécoise

Une écrasante majorité (93%) se disait contre la décision de Bombardier de gonfler de 48% la rémunération de ses hauts dirigeants, malgré les milliers de mises à pied et l’octroi d’importantes aides gouvernementales.

Cette décision est aussi devenue une crise politique. Une motion devait être déposée mardi à Québec, par le Parti québécois et une pétition circule demandant aux autres dirigeants d’agir comme Pierre Beaudoin et de refuser leur hausse de salaires.

Pour Alain Therrien, porte-parole du parti québécois en matière d'économie «les 1,3G$ qui ont mis sur la table (le gouvernement) ça représente à peu près 320$ par contribuable québécois, si on ajoute les investissements de la Caisse de dépôt on monte à 700$ par québécois».

Simon Jolin-Barrette député de CAQ évoque la stratégie de son parti dans cette affaire« nous on va demander à Philippe Couillard de revoir l’entente et de s’assurer d’avoir un plancher d’emploi, ça prend des garanties mais ça été mal négocié par Philippe Couillard»

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