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Hausse des cas de 850% en 5 ans

Les services pour l'autisme s'améliorent dans le Bas-Saint-Laurent

Agence QMI

Les diagnostics de cas de trouble du spectre de l’autisme sont en hausse de 850 % depuis 5 ans au Québec. Devant ce constat, Québec a dévoilé récemment les détails de son plan d'action 2017-2022.

La ministre déléguée à la Réadaptation, Lucie Charlebois, et le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent Jean D'Amour étaient à Rimouski lundi matin pour annoncer des mesures pour la région.

Ils ont confirmé une somme récurrente de 528 000 $ pendant 5 ans pour le Bas-Saint-Laurent. À ce montant, s'ajoute une somme de 81 000 $ pour la première année seulement.

Dans la région, 371 personnes bénéficient de services spécialisés en autisme. De ce nombre, 235 sont des enfants de 0 à 17 ans.

Les besoins sont de plus en plus grands. Uniquement l'an dernier, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a reçu 161 nouvelles demandes pour des services. 83 % d'entre elles ont été acceptées.

À l’échelle du Québec, on souhaite réduire considérablement les listes d’attente pour recevoir un diagnostic et pour recevoir les services. Dans la région, c’est chose faite pour les enfants de 0 à 5 ans. Il reste toutefois 16 personnes de 5 à 17 ans et sept adultes en attente de services spécialisés.

La ministre Charlebois ne s’oppose pas à cette façon de concentrer les ressources. «Chaque région est responsable de ses décisions. Compte tenu des moyens qu’ils avaient et parce que ça a un impact direct sur la vie des enfants quand on peut agir rapidement, ils souhaitaient s’assurer que tout le monde ait un minimum de services. Maintenant, ils vont pouvoir rehausser les services.»

Les intervenants se réjouissent évidemment de la nouvelle injection de fonds. Toutefois, on doute que cette somme permettra de répondre à tous les besoins. On se rappelle qu'au Bas-Saint-Laurent, en moyenne, les intervenants passent 11 heures avec les enfants, alors qu'ailleurs au Québec, c'est 18 heures. On espère donc une meilleure prise en charge après les diagnostics.

«Si on fait un parallèle un peu rapide, j’ai l’impression qu’on vient de s’acheter un vélo, alors qu’on avait besoin d’un VUS. Par rapport à l’ampleur de la situation au Bas-Saint-Laurent, une fois que la somme sera redistribuée dans les différents réseaux scolaires et communautaires, l’impact réel pour les familles [sera limité]» s’inquiète le directeur général d’Autisme Est-du-Québec, Philippe De Carufel.

Du côté du CISSS, on assure que les sommes seront injectées rapidement, puisque les priorités ont déjà été définies.