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Bas-Saint-Laurent

Début modeste pour la saison des sucres

TVA Nouvelles

La saison des sucres a véritablement pris son envol depuis le début du mois d’avril au Bas-Saint-Laurent, où l’eau d’érable coule avec régularité, mais en petite quantité.

Bien qu’il y ait eu quelques coulées à la fin mars, c'est véritablement depuis le début avril que la récolte d'eau d'érable est lancée, grâce à l’arrivée d’une bonne alternance entre des journées de chaleur et des nuits où le mercure descend sous le point de congélation.

Les prévisions météo laissent croire que la saison devrait s'étirer jusqu'à la fin du mois. D'ailleurs, depuis quelques années, avril est le mois le plus productif dans la région.

Les érablières fourmillent donc d’activité puisque la saison est courte, et que les producteurs veulent récolter le maximum d'eau.

Dans le Bas-Saint-Laurent, on compte 620 producteurs pour qui il s'agit du principal gagne-pain. 50% des érablières du Bas-Saint-Laurent se trouvent sur des terres privées, tandis que l'autre moitié des producteurs exploitent des terres publiques.

Avec 32 000 entailles en moyenne par érablière, le Bas-Saint-Laurent est le deuxième plus gros producteur de la province en termes de volume de sirop d’érable produit.

«C’est un début un peu normal [...]. Samedi, dimanche et lundi, c’était bon, mais ça nous prendrait de la gelée parce [que les érables] commencent à avoir chaud. Du 1er au 30 avril, c’est pas mal là que ça se passe, pour environ quatre à cinq semaines. Parfois, dans le mois de mars vers le 25-26-27. Mais cette année, ça a débuté du mois d’avril», a expliqué le producteur acéricole Daniel Gendreau.

Chose certaine, les produits de l'érable demeurent très populaires. Au Québec, il s'est vendu l'an dernier 117 millions de livres de sirop.

Le marché québécois permet d’écouler 20% de la production de la province. Les 80% restants sont exportés, principalement aux États-Unis, au Japon, mais aussi de plus en plus en Europe et même en Inde.

Pour répondre à cette demande croissante, la capacité de production sera d'ailleurs accrue dans la région. «D’ici les deux prochaines années, il va peut-être y avoir 1 million d’entailles de plus dans le Bas-Saint-Laurent. C’est des revenus additionnels pour les municipalités, les producteurs, les familles. C’est aussi de la main-d’œuvre de plus qui va trouver du travail dans le milieu acéricole», a soutenu Sylvie Laliberté, du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent.