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Dépression saisonnière

Une solution étonnante contre le «blues» printanier

TVA Nouvelles

Pour plusieurs Québécois, le printemps représente une période de dépression saisonnière.

Au Bas-Saint-Laurent, certains organismes constatent effectivement que les cas de détresse psychologique sont fréquents depuis quelques semaines.

La dépression saisonnière amène une variété de symptômes qui varient d'une personne à l'autre. Se sentir plus anxieux, être plus irritable, avoir des variations d'appétit, vivre de la tristesse, avoir des problèmes de sommeil, sentir une fatigue généralisée n’en sont que quelques-uns.

La différence entre la dépression saisonnière et la dépression classique, c'est que l’une est en lien avec la variation de quantité de lumière.

«Le corps, pendant tout l’hiver, s’est habitué au froid. La circulation sanguine va changer au printemps. À mesure que le corps s’habitue à la chaleur, il y a des transformations qui se font au niveau biologique. Ça affecte les gens, et surtout les jeunes. On a remarqué aussi, depuis quelques années, que le printemps, c’est la saison des suicides. On enregistre un ''peak'' de suicides au mois de mai et de juin.» soutient le météorologue Gilles Brien.

Au printemps, les journées rallongent, la température monte, mais c'est aussi la saison des impôts, et beaucoup doivent encore payer des factures du temps des fêtes.

Ce sont des conditions sociales qui peuvent aggraver la dépression et rendre le printemps encore plus difficile. D'ailleurs, au Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-St-Laurent, il y a eu une augmentation de 10% du nombre de personnes en hébergement au cours des derniers mois.

Des solutions?

Louis-Marie Bédard, directeur du Centre, a une suggestion pour réduire l'ampleur du phénomène de la dépression saisonnière. Selon des études européennes, il serait moins dommageable de vivre une journée supplémentaire par année, par exemple en ayant un week-end de 3 jours où l’on revivrait deux fois le samedi, plutôt que de changer l’heure deux fois par année.

Si vous pensez souffrir de dépression saisonnière, n'hésitez surtout pas à consulter votre médecin.

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