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Une maison hantée plus vraie que nature

Des zombies du Québec à Las Vegas

Gabriel Parent-Jutras | Agence QMI 

COURTOISIE/TRIOTECH

Une compagnie québécoise de divertissement interactif a mis sur pied une attraction inspirée de la série «Fear the Walking Dead» qui aura pignon sur rue dans les prochaines semaines à Las Vegas.

Une maison hantée plus vraie que nature de 8000 pieds carrés de surface divisée en une quinzaine de compartiments verra le jour dans la plus grande ville du Nevada sous peu.

La maison inclura un ascenseur qui donne le vertige, une infirmerie ensanglantée et une salle de miroirs des plus inquiétantes où on ne peut se fier à rien, surtout pas aux reflets. Les couloirs enfumés seront dignes d’une récente attaque nucléaire et les effets sonores ne feront qu’ajouter au réalisme de l’ensemble.

«Nous avons mis le paquet!», s’est fièrement exclamé Christian Martin, vice-président marketing de Triotech, une entreprise québécoise originaire de Lavaltrie, dans Lanaudière.

Des mannequins en silicone qui respirent, se dressent sur eux-mêmes et font sursauter même le plus brave des spectateurs, il y en a partout sur le chemin hasardeux de «Fear the Walking Dead». Il y a aussi des acteurs, cinq au total, qui croisent le chemin des marcheurs et qui leur donnent des instructions, ou la frousse, tout dépendant.

«Sans se comparer au Cirque du Soleil ou à Moment Factory, nous souhaitons être reconnus à l’international au même titre que nos pairs», a affirmé M. Martin. Plus d’une centaine d’employés de Triotech ont travaillé sur le projet de «Fear the Walking Dead».

Avec un chiffre d’affaires annuel qui se maintient depuis dix ans au-dessus des 10 millions $, l’entreprise, dont le siège social est situé à Montréal, prévoit une croissance importante, mais se garde de révéler les chiffres exacts.

«Fear the Walkind Dead» est une première pour la compagnie à plusieurs niveaux. C’est leur premier projet de type «walktrough», c’est-à-dire que c’est le spectateur qui se déplace à travers les différents compartiments, à la manière d’une maison hantée 2.0. «Tous nos autres projets étaient des manèges à proprement parler, interactifs certes, mais où le spectateur était assis et donc avait un rôle plus passif», a expliqué avec enthousiasme Christian Martin.

«Fear the Walking Dead» représente également une première pour ce qui est du modèle d’affaires puisque Triotech est copropriétaire de l’attraction, ce qui signifie qu’elle recevra des redevances sur les ventes de billets et de produits dérivés.

«Depuis le début, nous vendions nos installations aux parcs d’attractions ou aux investisseurs et ils les opéraient. Avec «Fear», nous sommes partenaires. C’est très motivant», a précisé M. Martin.

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