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Étude sur la philanthropie

Les Québécois sont-ils généreux?

TVA Nouvelles

Les Québécois sont moins nombreux à faire des dons à des organismes de bienfaisance. Mais ceux qui le font donnent plus d'argent que jamais. C'est ce qui ressort d'une étude sur la philanthropie publiée mercredi par l'Institut de la Statistique du Québec.

En 2013, les organismes religieux ont recueilli 500 millions $ en dons. En comparaison pour la même année, les organismes du domaine de la santé, comme les fondations d'hôpitaux, ont reçu des dons totalisant 385 millions $.

Cependant, 67 % des donateurs québécois ont choisi de donner précisément à ce type d'organisme. En moyenne, ces dons étaient de 105 $.

À la Fondation du Centre hospitalier régional de Rimouski, beaucoup de témoignages vont dans le même sens, soit que les donateurs connaissent quelqu’un qui a eu un problème de santé.

«C’est toujours des témoignages concrets de gens qui nous disent: "J’ai vu comment la Fondation avait investi, par exemple, à l’urgence. Je vois comment ça fait la différence. Je le vois aussi au centre d’hébergement, dans des actions comme de la zoothérapie"», a relaté Astrid Henry de la Fondation du Centre hospitalier régional de Rimouski.

Plus que jamais, les donateurs veulent savoir où va leur argent. C'est le cas à la Fondation de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) où on a fait le choix de parler maintenant de partenaires plus que de donateurs.

L'organisme confirmait jeudi dernier que sa campagne actuelle dépassait les 16 millions $ sur un objectif de base de 12 millions $. Donc la question de l'attachement, du sentiment de donner pour quelque chose de concret porte ses fruits.

D'ailleurs, 64 % des employés, des retraités et des diplômés de l'UQAR ont donné à la Fondation de l'université. Et tous ces donateurs ont des nouvelles des actions de la Fondation quatre à cinq fois par année.

«Le défi, c’est de ne pas s’arrêter quand on a reçu le don. Recevoir un don, créer un protocole d’entente sur cinq ans, ça ne s’arrête pas le jour où tout a été signé. Chaque année, [il faut] faire des suivis, des relations tissées serrées avec ces donateurs-là pour qu’ils n’oublient jamais l’UQAR», a expliqué Jean-François Ouellet de la Fondation de l’Université du Québec à Rimouski.

Autre donnée de l’étude: 49 % des donateurs québécois sont âgés de 55 ans et plus.

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