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Atteint de fibrose kystique

Louis Plante meurt en attente d’une greffe de poumon

Shanny Hallé | TVA nouvelles

Louis Plante, un homme atteint de la fibrose kystique, en attente d'une deuxième greffe de poumons est décédé samedi dernier à l’âge de 40 ans.

Sa famille souhaite sensibiliser les gens à l'importance du don d'organes.

«Il a vraiment pris sa décision de dire: c'est aujourd'hui ma dernière journée», explique Marguerite Plante, la mère de Louis.

TVA Nouvelles

Louis Plante devait recevoir de l'oxygène 24 heures sur 24. Sa capacité pulmonaire était de moins de 15%.

«Il avait pris sa décision de se faire débrancher», confie Jean-Guy Plante, son père.

«En moins de 24 heures, Louis était décédé», ajoute sa mère.

Louis Plante a reçu une greffe de poumons en 2006. Sept ans plus tard, des signes de rejets sont observés. Il est de nouveau sur la liste de Transplant Québec.

«En fait, la première année, c'était très très très rapide. C'était surprenant, il descendait de 2 à 3 rangs par mois. Puis la dernière année, il est presque resté un an au rang numéro 3. C'est beaucoup trop long. S'il y avait plus de donneurs, potentiellement qu'il aurait eu sa greffe et qu'on en serait pas là», ajoute Mélanie Leduc, la conjointe de Louis Plante.

Sa sœur Marie, atteinte de la même maladie, est décédée à l'âge de 11 ans. La greffe n'était pas encore une option à l'époque.

«Prenez la personne qui a donné les premiers poumons à Louis, ça lui a permis de vivre 10 ans de plus. C'est une richesse que vous pourriez laisser à quelqu'un d'autre plutôt que de la faire pourrir ou de la faire brûler», raconte le père de Louis Plante.

Malgré son état de santé, Louis Plante a fait des démarches pour donner ses propres organes.

«Louis était prêt à faire ça, mais vu son état de santé, ça n'a pas été possible,» dit sa mère.

Pour se soigner lui même, le technicien en électronique a inventé le ‘’Frenquencer’’pour lequel il a gagné de prestigieux prix à travers le monde, dont un décerné par Massachusetts Institute of Technology. L'appareil qui émet des basses fréquences permet de libérer les voies respiratoires.

«C'est un peu son héritage qu'il laisse derrière», conclut Mélanie Leduc.