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Epionnage de journalistes

Tensions, menace et arrestation aux affaires internes du SPVM

Félix Séguin | TVA Nouvelles

L’un des policiers du SPVM qui a fait l’objet d’un signalement au ministère de la Sécurité publique dans la foulée du scandale sur l’espionnage des journalistes a été arrêté pour une obscure affaire de menace de mort à l’endroit d’un de ses collègues des affaires internes.

Iyad Hanna, a été rencontré par la Sûreté du Québec mercredi pour éclaircir les circonstances de l’événement.

Selon nos sources, l’enquêteur Iyad Hanna, affecté à la section des affaires internes de la police de Montréal, aurait sollicité une rencontre avec Normand Borduas. Ce dernier est sur la sellette pour avoir obtenu de la juge de paix Josée de Carufel un mandat pour surveiller le cellulaire du journaliste Patrick Lagacé. Ces deux policiers sont des acteurs clés du scandale de l’espionnage des journalistes.

 «Si tu me fais pas confiance, t'es mort»

C’est lors de cet entretien avec son collègue que la discussion se serait envenimée. Le sergent Hanna aurait dit à l’enquêteur Borduas: «Si tu me fais pas confiance t’es, mort».

Ce dernier a considéré que porter plainte contre son collègue était la meilleure des solutions.

Selon des sources proches des deux policiers, cette «menace» pourrait bien plus signifier que Borduas aurait tout à perdre de ne pas écouter les conseils de son collègue pour régler leur situation délicate au sein des forces de l’ordre.

Il semble qu’en toile de fond de la mésentente entre les deux partenaires, se trouve la déclaration du grand patron du SPVM, Philippe Pichet, à la commission Chamberland.

Soumis au DPCP

Après sa rencontre avec la Sûreté du Québec, Iyad Hanna a été libéré et son dossier sera soumis à au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin d’établir s'il y a matière à accusation.

La Sûreté du Québec a refusé de confirmer l’arrestation du sergent Hanna.

«Les arrestations qui pourraient survenir en cours d’enquête ne font pas l’objet de commentaires de la part de la Sûreté du Québec. La situation pourrait changer si des accusations devaient être portées», a affirmé le capitaine Guy Lapointe.

Toutes nos sources sont catégoriques: «il serait très surprenant qu’on en vienne à accuser Hanna, tout ce que ça démontre, c’est le climat pourri qui règne dans cette unité du SPVM.

Le SPVM n’émettra aucun commentaire sur cette affaire et son policier qui a porté plainte, Normand Borduas, a raccroché la ligne lorsqu’il a été joint notre Bureau d’enquête.

Il a été impossible de joindre Iyad Hanna.

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