/news/society

Sexologue du Bas-Saint-Laurent

Les enseignants devraient être formés pour les cours en sexualité

TVA Nouvelles

Une sexologue du Bas-Saint-Laurent dénonce le manque de formation offerte aux enseignants dans le cadre du projet-pilote d'éducation sexuelle.

Selon Marie-Christine Pinel, si l'on ne forme pas les enseignants, ils ne seront pas à l'aise pour transmettre le contenu du projet.

«Ce qui manque, c’est le manque de confiance des enseignants pour se mobiliser et entreprendre de faire de l’éducation sexuelle. Et pas parce qu’ils ne veulent pas le faire. Ils n’ont pas nécessairement les compétences pour le faire», a-t-elle expliqué.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, on a ciblé huit écoles pour le projet-pilote, qui a commencé à l'année scolaire 2015. Le but du projet, c'était d'uniformiser l'enseignement de la sexualité au primaire et au secondaire. On parle de 5 à 15 heures par année.

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a annoncé la semaine dernière que l'implantation du programme ailleurs se fera par étape, et non à l'automne comme prévu au départ. Ce ne seront pas seulement les enseignants qui donneront la formation. Dans quelques cas, des professionnels de CLSC seront appelés.

Investissements

Dans tous les cas, des investissements supplémentaires pour former des intervenants semblent incontournables, selon la conseillère-cadre de la Fédération des comités de parents du Québec, Lyne Deschamps. «Il va falloir que de la formation soit donnée. C’est incontournable. On ne peut pas s’improviser, c’est certain. Que ce soit un professeur ou un adulte de l’école, il faudra qu’il y ait un minimum de formation de toute façon. Dans les projets-pilotes actuels, il y en a.»

À deux jours d'une rencontre avec le ministère de l'Éducation, la Fédération des comités de parents n'a toujours pas le bilan de la première année du projet pilote. C'est donc difficile pour l'instant de mesurer avec précision l'apport réel du projet dans nos écoles.

Dans la même catégorie