/finance/homepage

Contrat de 770 millions$

Metrolinx doit garder Bombardier comme fournisseur de trains

Agence QMI

Jack Boland/Toronto Sun/QMI Agency

L’agence de transport public ontarienne Metrolinx ne pourra pas se départir de Bombardier comme fournisseur de 182 trains légers sur rail pour un contrat de 770 millions $.

Le juge Glenn Hainey de la Cour supérieure de l’Ontario s’est rangé mercredi aux arguments du fabricant québécois en accordant une injonction qui, pour le moment, empêche l'agence de transport en commun du grand Toronto/Hamilton d'annuler l’entente. Bombardier et Metrolinx devront trouver une autre solution à leur différend.

Le constructeur s’est dit «très satisfait» du jugement, estimant que la «décision confirme [sa] conviction que Metrolinx n'a pas agi de façon appropriée en tentant d'éviter les dispositions de résolution des différends prévues au contrat», peut-on lire dans une déclaration.

«Il est dommage que Bombardier ait eu à faire appel aux tribunaux pour régler cette affaire [...] Nous sommes impatients de nous asseoir avec Metrolinx pour trouver une piste de solution créant de la valeur pour toutes les parties: Bombardier, Metrolinx et les Ontariens», a ajouté l’entreprise.

De son côté, Metrolinx a fait savoir que «rien dans la décision d'aujourd'hui ne change notre attention sur la livraison des véhicules. Il n’y aura pas de compromis sur ce point».

«Nous examinons la décision et identifierons le meilleur chemin à suivre. Nous allons prendre le temps approprié pour finaliser les détails», a mentionné John Jensen, président et chef de la direction de Metrolinx.

En février dernier, Bombardier a déposé une requête devant la Cour supérieure, afin de contrer les démarches de Metrolinx. L’agence avait soumis un avis d’intention de résilier ce contrat en raison d’inquiétudes à propos de la performance de Bombardier soulevées par des «problèmes importants de qualité et de fabrication».

Metrolinx estime que Bombardier ne respecte pas les délais de livraison des véhicules et que cela met en péril son projet de trains légers sur rail Eglington Crosstown estimé à 5,4 milliards $. Le projet doit voir le jour en 2021.

De son côté, Bombardier soutient que Metrolinx cherche des excuses pour réduire les dimensions des véhicules commandés parce que le gouvernement a changé les plans pour plusieurs projets.

Le contrat en litige a été signé en 2010.

Dans la même catégorie