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Desserte maritime coincée dans les glaces

La Basse-Côte-Nord privée de ravitaillement depuis une semaine

TVA Nouvelles

La desserte maritime de la Basse-Côte-Nord est perturbée depuis maintenant près d'une semaine.

L'abondance de glaces dans certains secteurs empêche le navire Bella Desgagné d'atteindre plusieurs ports.

Deux brise-glaces de la Garde côtière canadienne ont pourtant tenté d’aider le navire à se frayer un chemin sur le fleuve.  Le plus imposant brise-glace de la flotte canadienne, le Terry Fox, n’a pas réussi.

Cette situation n'est pas sans conséquence tant pour les passagers que pour les résidents des municipalités côtières.

Depuis quelques jours, les vents poussent la glace vers la côte. C’est une glace très dense et dure qui bloque environ 200 kilomètres de côtes.

Après quelques jours d'attente et de tentatives infructueuses, le Bella Desgagnés est de retour vers l'est. Il se trouve présentement à Kégaska. Il poursuivra son chemin vers Sept-Îles, Rimouski et tentera à nouveau de retourner en Basse-Côte-Nord cette fin de semaine. Le tout ne s'annonce pas facile compte tenu des prévisions météo.

«Il y a de la glace qui est entrée dans cette section-là. Il y a plus de glace qui risque d'entrer avec des vents du nord-est prévus dans les prochains jours. Ça risque de ne pas améliorer les conditions. Mais il faut être sur place pour évaluer ça», explique le directeur général du Relais Nordik, Francis Roy.

Le maire de Blanc-Sablon, Armand Joncas, est évidemment en colère. Les commerçants n'ont pas leurs marchandises, et le transport des travailleurs est perturbé. Il croit que la situation démontre l'incapacité de la Garde Côtière d'intervenir adéquatement. Il pense même que l'armée devrait agir dans ce type de situation pour transporter par avion des citoyens et des marchandises. M. Joncas pense que si la Basse-Côte-Nord était relié par une route, la population ne vivrait pas ces problèmes.

Armand Joncas ne croit plus les politiciens qui affirment que le prolongement de la route 138 vers la Basse-Côte-Nord est une priorité. «Si le gouvernement nous comprendrait une fois pour toute, cette fameuse route 138 que l’on demande depuis 125 ans, ils la construiraient. Ailleurs au Québec, une route comme celle que l’on veut se construit en 3-4 ans.» dénonce-t-il.