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Obésité

«Je ne dirais pas que je suis plus heureux» après ma chirurgie

TVA Nouvelles

En un an, la vie de Martin Lavoie a changé du tout au tout : une chirurgie bariatrique lui a fait perdre près de 400 livres. Mais malgré la perte de poids, tout n’est pas rose.

Avant son opération en mars 2016, l’homme de 45 ans pesait près de 700 livres. Aujourd’hui, il fait osciller la balance à 369 livres.

Martin Lavoie

Il y a un an, il souffrait de diabète, d’hypertension et de cholestérol. Depuis, il a retrouvé son énergie d’antan et amélioré son état de santé.

«Ça a réglé pratiquement tout mes problèmes de santé physique, mais ça n’a pas réglé ceux plus psychologiques. Ça en a peut-être même créé d’autres. [...] Je suis la même personne que j’étais avant. J’aurais pensé que tout aurait été parfait.»

Il mange maintenant 90 % moins qu’avant. Même s’il travaille avec une psychothérapeute pour changer son rapport avec la nourriture, M. Lavoie est encore loin d’avoir tout réglé.

«Je ne dirais pas que je suis plus heureux, témoigne l’homme. Je suis peut-être un peu moins heureux. Avant, la nourriture me rendait heureux. Chaque coin de rue, je pouvais arrêter chez McDo, chez Kentucky pour aller manger. C’était un bonheur que j’avais que je n’ai plus. Je n’ai pas encore réussi à trouver un autre bonheur égal à celui-là.»

Aujourd’hui, il déplore qu’on fasse peu de préparation sur la vie après cette chirurgie aux conséquences importantes.

«On nous prépare beaucoup avant, ça dure plusieurs semaines, il y a des rencontres sur ce qui va se passer. Mais ce qu’il va se passer après, à part nous dire que notre estomac va être plus petit, qu’on va pouvoir manger et boire moins, il n’y a rien d’autres. On ne nous guide vers rien du tout.»

La chirurgie, solution facile?

Certaines personnes reprochent à ceux qui font le choix de la chirurgie bariatrique d’opter pour la «solution facile». Une opinion que ne partage pas M. Lavoie, qui dit qu’il était «en danger de mort». De plus, il avait déjà refusé l’opération plusieurs fois, croyant qu’il serait capable de prendre la situation en main par lui-même.

«Je pensais toujours ‘’Je vais m’arranger tout seul, je suis capable de perdre du poids par moi-même’’. Je n’ai jamais été capable. Je me suis dit que rendu à 44 ans, je vais aller me faire opérer.»

Dans les prochains mois, il aimerait réussir à faire descendre son poids en bas de 300 livres, notamment en marchant beaucoup. Il s’est inscrit à des marches et veut réussir à parcourir des distances de 5 km et ensuite des 10 kilomètres.

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