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Mieux protéger les victimes de violence conjugale

Un drame de Polytechnique à chaque année au Québec

TVA Nouvelles

Le système actuel a des failles quand vient le temps de protéger les femmes victimes de violence conjugale, et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu souhaite s’attaquer à ce problème.

Revoyez l'histoire de Céline Lavergne, hantée par un ex-conjoint menaçant.

«À chaque année, on connaît une ‘’Polytechnique’’ au Québec, en termes de meurtres de femmes par leurs ex», a estimé l’homme en entrevue avec Jean-François Guérin, utilisant une comparaison qui frappe l’imaginaire.

Chaque année, il rappelle qu’on compte entre 15 et 20 meurtres de femmes seulement au Québec.

Selon lui, il faudrait modifier le code criminel pour avoir la même approche qu’avec le terrorisme.

«Lorsqu’un terroriste ou un présumé terroriste fait des menaces sur internet, on n’attend pas qu’il commette l’acte criminel. Le code criminel est bâti selon une approche préventive, donc on procède à une arrestation préventive, et là, on regarde le passé de l’individu pour évaluer si oui ou non, il risque de passer à l’acte», explique le sénateur.

Pierre-Hugues Boisvenu plaide pour qu’on procède de la même façon avec les hommes menaçants. En attendant, il déplore qu’on attende que la menace soit immédiate. «C’est trop tard» pour intervenir, laisse-t-il tomber, dans ces dossiers où des meurtres pourraient être évités.

Dès son retour au sénat, début mai, il compte se lancer dans la rédaction d’un projet de loi pour combler ces failles.

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