/news/techno

Compétition aux États-Unis

Un véhicule du futur construit par nos étudiants?

Harold Gagné | TVA Nouvelles

Des étudiants de l'École de technologie supérieure à Montréal (ÉTS) sont peut-être en train de jeter les bases d'un des véhicules du futur qui économisera beaucoup plus d'essence.

Ils se préparent d'ailleurs à participer du 27 au 30 avril à Détroit à une compétition qui réunira mille étudiants de 7 pays qui ont tous à coeur l'économie d'énergie sur les routes.

Dans un atelier de l'ÉTS, les étudiants, qui font partie d'une équipe de 13 personnes, mettent au point un prototype très particulier qui consomme très peu d'essence.

«Notre ancien record est de 0,19 litres/100 kilomètres. On espère réduire à 0,15litres/100 kilomètres, explique Simon Dionne, étudiant en génie mécanique. La moyenne pour une automobile normale est de 9 litres/100 kilomètres».

Tout est calculé pour rendre le véhicule futuriste plus léger et plus performant tout en respectant des règles très strictes imposées à tous les étudiants qui participeront dans une semaine à la compétition nord-américaine.

«La transmission de 11 vitesses a été empruntée au domaine du vélo, précise Mustafa Zein, lui aussi étudiant en génie mécanique à l'ÉTS, alors que e carbone très léger qui forme la carrosserie vient de l'aérospatiale».

Le prototype pèse 100 livres, 45 kilos, et sera piloté par l'étudiant le moins lourd du groupe qui fait osciller la balance à 59 kilos. Il y a deux ans une fille était au volant, cette année ce sera un gars. Trente équipes sont inscrites dans leur catégorie et pourront s'élancer 6 fois et à tour de rôle sur la piste extérieure de Détroit, après avoir effectué des mises au point sur la piste intérieure.

«Les juges vont mesurer le volume d'essence dans les véhicules au début de la course, puis à la fin. Ceux qui auront le moins consommé vont gagner», raconte Simon Dionne.

La conception d'un tel véhicule et les compétitions coûtent 45 000 dollars par année. Ils reçoivent de l'argent de la part d'entreprises et de leur institution scolaire. En dehors de leurs heures de cours, les étudiants passent 8 mois à travailler bénévolement, à créer leur modèle.

«Cela nous donne une formation additionnelle pour le marché du travail», se réjouit Simon Dionne.

«Nous formons une petite PME, ajoute Mustafa Zein. On gère un budget et du personnel!»

Ils sont déjà arrivés deuxièmes il y a deux ans lors d'une autre compétition au Michigan et préparent leur avenir.

«Certains des anciens de l'ÉTS travaillent aujourd'hui pour des constructeurs comme Honda et Tesla», mentionne les étudiants.

D'autres étudiants de l'ÉTS développent eux aussi différents moyens de transport économiques et écologiques qui vont sur terre, sur mer, et même sous l'eau. Ils espèrent tous rendre meilleur le monde de demain.

Dans la même catégorie