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Surveillance de MM. Charest et Bibeau

Les partis d'opposition veulent que l'UPAC aille jusqu'au bout

Agence QMI

Les partis d’opposition n’ont pas tardé à réagir aux informations obtenues par notre Bureau d’enquête lundi concernant la surveillance de l’ancien premier ministre Jean Charest et de l’ex-argentier du PLQ, Marc Bibeau, réalisée par l’UPAC.

Selon ce qu’a rapporté TVA Nouvelles, le Parti québécois, la Coalition Avenir Québec et Québec solidaire réclament tous les trois que l’UPAC termine le travail commencé et veulent tous les trois savoir pourquoi les allées et venues d’un ancien premier ministre et de l’ex-argentier du Parti libéral ont été scrutées.

«Si l’Unité permanente anitcorruption a initié une enquête à l’égard d’un ancien premier ministre du Québec et chef du Parti libéral, c’est qu’il y avait des raisons sérieuses, a affirmé le député péquiste Pascal Bérubé. Même chose pour l’argentier principal du Parti libéral du Québec. Question importante: cette opération «Mâchurer», est-ce qu’elle est toujours opérante ou est-ce qu’on a cessé l’enquête? Et si on a cessé l’enquête, pour quelle raison? On aimerait bien le découvrir.»

Du côté de la CAQ, le député Simon Jolin-Barrette suggère que le Directeur des poursuites criminelles et pénales intervienne dans cette affaire.

«Au moment où on se parle, peut-être que l’ancien premier ministre du Québec libéral, Jean Charest, est sous enquête. On ne le sait pas, mais il y a une chose qui est sûre, c’est que les policiers de l’UPAC, il faut qu’ils continuent à faire leur travail et il faut que le DPCP étudie très sérieusement ce dossier-là s’il y a des infractions criminelles qui ont été commises.»

Amir Khadir, de Québec solidaire, n’y va pas de main morte non plus.

«Ce qu’on comprend, c’est qu’au Québec, il y a eu du financement illégal du Parti libéral, lié, comme le schéma d’enquête le prouve, à des contrats, à toutes sortes d’avantages octroyés à toutes sortes de firmes, de compagnies. Et, qui était le chef du parti qui orchestrait tout ça, c’est Monsieur Jean Charest. Pour moi, ça fait de lui le suspect numéro un de tout le scandale de la corruption, des mœurs politiques au Québec.»

Le cabinet du premier ministre Philippe Couillard n'a pas commenté la nouvelle lundi soir.
 

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