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Exposition universelle de Montréal

À la découverte des «produits dérivés de l'Expo»

Richard Olivier | TVA Nouvelles

DOSSIER SPÉCIAL SUR LES 50 ANS DE L'EXPO

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Les 50 millions de visiteurs de l'Expo 67 n'y ont pas seulement découvert le monde, mais ont aussi ramené chez eux des souvenirs... qu’ils ont souvent oubliés au grenier!

Mais des collectionneurs se chargent de les ramener au grand jour.

Les «objets dérivés» de l’Expo

L’exposition universelle de 1967 est allée très loin dans la commercialisation de sa marque en souvenir.

L'historien Bruno Paul Stenson possède certainement la plus grande quantité de ce qu'on appellerait aujourd'hui «les produits dérivés de l'Expo». Un inventaire de plus de 3000 objets qu'il n'hésite pas à sortir de ses boites. Le gamin de 5 ans qu'il était en 1967 en a profité pour régler ses comptes!

«Quand vous regardez des photos de l'Expo, c'est rare de ne pas voir quelqu'un sans sombrero. Ma mère n'a jamais voulu m'en acheter. J'en ai maintenant deux», raconte-t-il.

Dans sa collection, qu'il a commencée en 1967, on retrouve des capsules de bières, les fameux passeports, des revues et aussi des curiosités comme un disque d'ambiances sonores. Il a aussi ses coups de cœur.

«C'est le fameux casse-tête de l’Expo et je ne m'en suis jamais défait», confie Bruno Paul Stenson, qui joue encore à l’occasion avec son précieux souvenir.

L'historien possède aussi des objets uniques, comme le journal de bord des trois lionceaux hébergés au pavillon de l'Éthiopie. On peut y apprendre que, par exemple, que le 7 juillet, les lionceaux ont pris goût à la crème glacée.

Des souvenirs en vente sur Internet et chez les antiquaires

Les nostalgiques qui voudraient retrouver des souvenirs peuvent facilement en trouver sur des sites comme eBay.

Les collectionneurs peuvent aussi fréquenter plusieurs antiquaires qui tiennent en stock des objets qui pourraient faire leur bonheur. Comme, par exemple, à la boutique Seconde chance. Ça fait 27 ans qu'André Vincent y vend des souvenirs.

«Des particuliers viennent me vendre des trucs ou encore je les achète sur des sites Internet ou encore dans des ventes comme des ventes de succession», explique M. Vincent.

Les prix dépendent bien sûr de la rareté de l'objet Ça va de quelques dollars pour des verres jusqu'à 300 dollars pour une banderole de l'Expo qui a connu ses beaux jours dans un restaurent de Laval et exposée dans la boutique de M. Vincent.

«Beaucoup de mes acheteurs sont des étudiants en design ou en architecture, qui ont entendu parler de cet évènement-là et qu'ils n'ont pas vécu. C'est une manière pour eux de replonger dans ce monde-là», selon le propriétaire de la boutique Seconde chance.

Pas de doute, il y aura pour longtemps encore des collectionneurs et des commerçants qui se passionneront pour l'Expo 67 et des commerçants comme André Vincent.

«S'ils sont intéressés à acheter, moi je suis intéressé à vendre», lance-t-il.

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