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Procès Contrecoeur

Des liens étroits entre Zampino et Trépanier

Michael Nguyen | Agence QMI

Des liens étroits unissaient le collecteur de fonds Bernard Trépanier et l’ex-numéro 2 de la Ville de Montréal Frank Zampino, a témoigné un ancien chef de l’opposition municipale ce mardi au procès Contrecoeur.

«À de nombreuses reprises, j’ai vu M. Trépanier aller dans le bureau de Frank Zampino pour ressortir avec de nombreux dossiers», a témoigné Benoit Labonté.

L’ex-chef de l’opposition à la Ville de Montréal témoignait par vidéoconférence des Philippines, où il habite. Sans faire de déclaration fracassante, il s’est surtout attardé aux liens qui unissaient Trépanier et Zampino, qui sont tous deux accusés dans le scandale du Faubourg Contrecœur.

«Ils étaient de bons complices», a dit M. Labonté, tout en ajoutant qu’officiellement, Trépanier n’avait aucun rôle dans les prises de décisions.

Dans une déclaration aux autorités, le témoin avait même affirmé que Trépanier était l’homme de main de Zampino.

Avec ce témoignage, la Couronne semble vouloir illustrer les liens entre les acteurs du scandale du Faubourg Contrecœur, l’un des plus gros de l’administration de Gérald Tremblay à l’époque.

Stratagème payant

Selon la poursuite, Zampino aurait été au cœur d’un stratagème, de 2004 à 2008, qui a permis la vente d’un terrain valant 31 millions $ pour 4,4 millions $ aux Constructions Frank Catania. Il était alors président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Outre Frank Zampino, Paolo Catania, Martin D’Aoust, André Fortin, Pascal Patrice et Pasquale Fedele subissent aussi leur procès pour fraude, abus de confiance et complot. Ils sont accusés d’avoir mis en place un stratagème afin de favoriser Constructions Frank Catania durant le processus d’appel d’offres.

Trépanier, surnommé «Monsieur 3 %» en raison de la commission qu’il aurait demandée à des entrepreneurs sur des contrats publics, est aussi accusé, mais il subira son procès à part en raison de problèmes de santé.

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