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Congrès à Sherbrooke

Le Parkinson, de nombreux défis au quotidien

Shanny Hallé | TVA Nouvelles

Vivre avec la maladie de Parkinson est un défi de tous les jours. Jeudi, à l’occasion de la deuxième de trois journées du congrès de Parkinson Québec, qui se tient à Sherbrooke, plus de 200 personnes sont venues chercher de l'information pour mieux vivre avec la maladie.

Jean Ménard a reçu son diagnostic de la maladie de Parkinson il y a huit ans. «Mon neurologue m'a fait marcher dans le corridor cinq minutes, et il m'a dit: "Jean, tu as la maladie du Parkinson". C'est un choc, surtout après trois cancers. Ce n’est vraiment pas évident», a-t-il raconté.

La maladie neurodégénérative se manifeste principalement par des troubles du mouvement.

«Quand je marche, c'est mon bras gauche et ma jambe gauche qui traînent, qui ne vont pas bien», a ajouté M. Ménard.

La maladie se manifeste par des tremblements, une lenteur dans les mouvements, une rigidité aussi. Des symptômes qui s’accompagnent souvent de troubles comme l'anxiété, la dépression et les difficultés à trouver le sommeil.

«C'est un défi au quotidien. Je peux vous dire que les gens qui sont atteints de Parkinson doivent prendre énormément de médicaments pour arriver à conserver un certain niveau de fonctionnalité», a expliqué Nicole Charpentier, directrice générale de Parkinson Québec.

On estime que plus de 25 000 personnes souffrent de Parkinson à travers le Québec. À ce jour, il n'existe toujours pas de traitement pour guérir la maladie.

«On n’a pas la cause et on n’a pas non plus de médicament pour guérir la maladie. On a seulement de la médication pour mieux vivre avec les symptômes», a ajouté Mme Charpentier.

«Actuellement, on est en attente d'un pas de géant. Traiter le vieillissement, c'est complexe, mais à travers le monde il y a des milliards de dollars qui sont investis en recherche sur la maladie de Parkinson, il ne faut pas perdre espoir», a expliqué pour sa part Nicolas Dupré, neurologue au CHU de Québec.

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