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150 exposants sont attendus

Les amateurs d’armes se réunissent à Longueuil samedi

Marc Portelance | TVA Nouvelles

Longueuil accueille samedi le Salon de l’arme et du militaria, une occasion pour les amateurs d’armes de tous genres de partager leur passion.

Plus de 150 exposants sont attendus pour l’occasion à la Place Desaulniers. Ils vont exposer des armes à feu, mais aussi des armes blanches (épées et baïonnettes), des munitions et un assortiment de matériel militaire lié aux grands conflits mondiaux.

L’événement est organisé six fois par année par l’Association des collectionneurs d’armes du Bas-Canada (ACABC) qui compte environ 650 membres à travers la province, un nombre qui n’est pas en augmentation.

Il faut dire que les amateurs d’armes ont plutôt mauvaise réputation, même s’ils collectionnent ces objets comme d’autres s’intéressent aux voitures anciennes.

«Si vous vous promenez avec une revue d’armes à feu, vous êtes mieux de la cacher à l’intérieur d’un Playboy, vous allez moins attirer l’attention», illustre Pierre Gagné, responsable de la publicité pour le salon.

Salon de l'arme et du militaria, samedi à Longueuil.

Qui donc fréquente ce genre d’événement? Principalement des amateurs d’armes nouvelles ou anciennes, des chasseurs et des gens qui pratiquent le tir sportif. On y trouve aussi des gens qui s’intéressent aux médailles militaires ou aux uniformes portés par les soldats au fil des ans.

Il s’agit en fait d’un lieu de rendez-vous où acheteurs et vendeurs d’armes peuvent faire des transactions.

«Les prix d’une arme varient de 100$ à plusieurs milliers de dollars. Il n’y a pas de limite, certaines armes de grand luxe peuvent se vendre 50 000$ ou même 100 000$, mais on n’en voit pas souvent de ce genre», explique Monsieur Gagné.

Les fabricants britanniques comme James Purdey & Sons ou Holland & Holland sont reconnus à travers le monde pour leurs armes à feu de grand luxe.

Mesures de sécurité

Il faut montrer patte blanche pour accéder à un salon des armes. Les organisateurs embauchent des agents de sécurité qui montent la garde à l’entrée et dans la salle.

Les organisateurs soupçonnent aussi des policiers en civil de se promener parmi les visiteurs.

Les sacs sont fouillés à l’entrée et les organisateurs exigent une serrure sur les armes transportées par les visiteurs.

Toutes les armes exposées doivent être déchargées et les armes de poing sont gardées dans un coffret vitré ou sont attachées à la table.

«Toute personne qui achète, qui loue ou qui emprunte une arme doit avec en sa possession son Permis de possession et d’acquisition d’arme à feu (PPA)», précise Monsieur Gagné.

Malgré ces mesures de sécurité, le Salon de l’arme n’est plus toléré sur l’île de Montréal depuis la tuerie de Polytechnique survenue en décembre 1989.

Depuis l’abolition du Registre national des armes à feu en 2012, il n’est plus nécessaire au Canada d’enregistrer les armes à feu sans restriction, principalement les armes de chasse. Il est toujours requis d’enregistrer les armes à autorisation restreinte ou les armes prohibées.

L’ACABC attend un millier de visiteurs à son salon de Longueuil. Le prochain événement du genre est prévu en juin à Lachute.

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