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Québec

Conférence sur le terrorisme et la radicalisation afin de «faire face ensemble»

Andrée Martin | TVA Nouvelles

L'attentat terroriste du Bataclan à Paris en novembre 2015 a fait 130 morts et plus de 400 blessés. Des membres des services d'urgences qui ont porté secours à ces personnes ont témoigné de leur expérience à Québec, dans le cadre du 7e séminaire international sur la sécurité civile.

Des témoignages qui ne sont pas sans rappeler l'événement survenu à la Mosquée de Québec.

Ils sont pompiers, médecins et policiers, mais ces 3 hommes ont un triste point en commun : ils ont vu et vécu l'horreur du Bataclan, le 13 novembre 2015.

Jean-Pierre Tourtier, professeur en anesthésie-réanimation et médecine d'urgence, raconte : «Ce soir-là, la guerre était à Paris... Les trois, on gardera en mémoire le spectacle de corps accumulés, des morts avec les téléphones qui sonnaient, avec marqué mon amour, papa maman?, et de ces vies qu'on n'a pas pu sauver»

Le Sergent Vincent Gelé, Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, se rappelle la solidarité sur place : «Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les gens terriblement blessés, qui restaient tous soudés, unis, et ils voulaient tous aider.»

Après le drame, ils ont tous eu recours à de l'aide psychologique.

Les 3 hommes ont été appelés à témoigner dans le cadre du Séminaire international en sécurité civile, au Campus Notre-Dame-de-Foy.

«Quoi qu'il arrive, le radicalisme qu'il soit de droite de gauche, religieux ou non, quelque soit le radicalisme il faut lutter contre», soutient le Sergent Vincent Gelé, de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Ils ont aussi assisté à une conférence sur le terrorisme et la radicalisation, chez nous. Évidemment, on ne pouvait s'empêcher de penser aux événements de Saint-Jean sur Richelieu, Ottawa, et bien sûr, à Québec.

«Comment faire face à cette nouvelle réalité du terrorisme? se demande Joseph Facal, politologue. Bref, entre l'hystérie et l'aveuglement la seule attitude appropriée est une vigilance lucide, responsable et ferme.»

Pour Jean-Pierre Tourtier, professeur en anesthésie-réanimation et médecine d'urgence, l’important pour le moment, c’est de s’entraider : «Le peu qu'on a compris dans ce qu'on a bien fait ou pas bien fait, il faut absolument chercher à le transmettre aux pays amis, comme le Canada et le Québec, avec qui on partage la même culture. (...) Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais on fait partie d'un même idéal politique. On représente une masse ennemie indifférenciée pour les gens qui ne nous veulent pas du bien.»

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