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Education

De plus en plus d’étudiants étrangers à Sherbrooke

Shanny Hallé | TVA Nouvelles

Le nombre d'étudiants internationaux augmente d'année en année à Sherbrooke, mais des efforts demeurent à faire pour parvenir à convaincre ces jeunes de demeurer en Estrie une fois leurs études complétées.

Parmi ces étudiants, on retrouve Paola Varutti, une Française dont le projet d'étude s'est transformé en projet de vie. «Quand je suis arrivé à Sherbrooke, je n'ai pas regretté mon choix! Vraiment pas! Ça fait quatre ans que je suis ici, je compte faire ma résidence permanente, rester et travailler à Sherbrooke», a-t-elle raconté.

Au total, 2300 étudiants provenant de l'étranger étudient en Estrie. Afin de les garder dans la région, le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 85 000 $ à Sherbrooke Innopole pour les séduire.

«Les étudiants qui font le choix de venir étudier à Sherbrooke ont déjà fait le choix de traverser l'océan pour certains d'entre eux. Ce qui va les faire rester, c'est l'emploi. Après les études, si on ne travaille pas, malheureusement on se doit de partir travailler ailleurs», a expliqué Josée Fortin, la directrice générale de Sherbrooke Innopole.

Le nombre de certificats de sélection du Québec, la première étape vers la résidence permanente, a été revu à la hausse.

Ousmane Ndiaye vient du Sénégal et Ayoud Hammoudi du Maroc. Ils ont déjà l'impression de faire partie de la communauté. «Je me sens très bien ici, c'est une petite ville très sympathique, une ville verte. C'est une ville très accueillante à laquelle on s'attache très rapidement», a expliqué Ayoud Hammoudi, un étudiant du Maroc.

«Côté intégration, je trouve qu'il n'y a pas vraiment beaucoup de difficulté pour les étudiants qui veulent vraiment rester ici», a raconté Ousmane Ndiaye, un étudiant du Sénégal.

D'ici 10 ans, on estime qu'il y aura 14 000 travailleurs de moins en Estrie. Une donnée qui met à risque la croissance et la pérennité des entreprises de la région.

«On a besoin des nouveaux arrivants, on a besoin de ces talents-là pour occuper les emplois chez nous», a expliqué Luc Fortin, député de Sherbrooke.

Selon la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, les étudiants internationaux sont les candidats idéaux pour immigrer au pays, en vertu de leur diplôme et de leur expérience en sol québécois.

Sherbrooke Innopole souhaite obtenir la participation des entrepreneurs pour réaliser son opération séduction. Six étudiants sur 10 se trouvent un emploi après leur stage.

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