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Une famille expulsée d’un vol de Delta

La loi prévoit des montants pour dédommager les passagers

TVA Nouvelles

Plusieurs personnes ne sont pas au courant qu’il y a des montants qui sont prévus par la loi pour les passagers touchés par les retards, des annulations ou même des expulsions de la part de leur compagnie aérienne.

Alors qu’une famille a été expulsée d’un vol de Delta plus tôt cette semaine, TVA Nouvelles a rencontré Jacob Charbonneau, directeur général de volenretard.ca.

Son entreprise vient en aide aux passagers aériens qui ont eu des problèmes avec des retards de vol, des annulations ou des refus d’embarquement à cause d’une surréservation.

«On informe les gens sur leurs droits et on s’occupe de la réclamation pour eux», explique M. Charbonneau à Mario Dumont sur les ondes de LCN.

En Amérique du Nord, c’est moins de 2% des gens qui vont faire une réclamation.

Il existe différents types de règlements. En ce qui concerne les vols européens, à partir de 3h de retard pour un vol Montréal-Paris par exemple, les gens peuvent toucher jusqu’à 600 euros par passager, même chose pour les annulations.

Il existe aussi la Convention de Montréal qui prévoit des dédommagements si les clients ont perdu des journées de travail, ont dû payer pour une nuit à l’hôtel ou racheter un billet d’avion.

Alors que pour tout ce qui touche les surréservations c’est un règlement différent au Canada et aux États-Unis.

La compagnie de M. Charbonneau est en ligne depuis bientôt huit mois et c’est déjà plus de 2000 clients qui ont fait affaire à elle.

La surréservation est une pratique de plus en plus courante. Dans la vidéo de la famille qui s’est fait demander de quitter l’avion, c’est le siège de leur enfant de moins de deux ans qui avait été surbooké.

Plusieurs autres solutions auraient pu être considérées par la famille. Delta vient d’annoncer qu’elle investirait jusqu’à 10 000 $ pour trouver des volontaires qui laisseraient leur siège pour éviter ce genre de situation. Une entente aurait également pu être possible entre la famille et la compagnie aérienne, pour que les parents puissent garder leur enfant sur eux pendant le vol, ce qui est normalement permis dans le cas des enfants de moins de deux ans.

«Avec les récents évènements, de plus en plus de gens sont conscients qu’il y a des recours. Ensuite, avec les cellulaires maintenant, on peut toujours filmer ce qui nous arrive», conclut le directeur général de volenretard.ca, Jacob Charbonneau.

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