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Accusé de prévarication

Un policier accusé après plus de 500 contraventions émises

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Un policier accusé d'avoir émis plus de 500 contraventions sans en avoir les qualifications, veut aller à procès.

L’agent de la Sûreté du Québec, Sébastien Grenier, souhaite s'expliquer.

Le policier devait disposer de ses dossiers en plaidant coupable ce matin, mais a changé d'idée à la dernière minute.

TVA Nouvelles

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L'entente intervenue entre ses avocates et la poursuite la semaine dernière ne faisait plus son affaire; il a décidé d'embaucher un nouvel avocat de la défense, Me Jean-Pierre Rancourt.

L'agent de 44 ans de la Sûreté du Québec souhaite s'expliquer dans le cadre d'un procès, lui qui est accusé de prévarication; soit d'avoir agi frauduleusement dans l'exercice de ses fonctions d'employé de l'État.

Grenier est aussi accusé d'avoir rédigé de faux rapports et de fabrication de preuve.

Entre juin 2011 et avril 2014, le patrouilleur aurait utilisé un cinémomètre, un appareil radar, pour donner des contraventions de vitesse alors qu'il n'avait pas reçu la formation pour s’en servir.

Selon ce que la preuve révèle, Sébastien Grenier aurait donné 523 constats d'infraction pendant cette période.

Les accusations ont été portées à la suite d'une enquête de la direction des normes professionnelles de la Sûreté du Québec.

Le policier est depuis suspendu avec solde.

La question que tout le monde se pose: les supérieurs du policier Grenier savaient-ils ou ignoraient tout simplement qu'il n'avait pas les qualifications nécessaires ? Il semble qu'on devra attendre le procès avant de le savoir.

Comme le procès n'a pas encore eu lieu, la poursuite refuse de dire ce qui est advenu des 523 contraventions émises par le policier Sébastien Grenier; constats d'infraction que les automobilistes ont probablement déjà payé et pour lesquels ils ont sûrement écopé de points d'inaptitude.