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Sa fille assassinée par son ex-copain

EXCLUSIF | Le message du père de Daphné au présumé meurtrier

TVA Nouvelles

«Paye ta dette, et va pas la rejoindre quand tu vas mourir s’il vous plaît. Là, elle est libre, elle est débarrassée de lui. Je ne suis pas religieux, je ne suis pas catholique, mais quand la Bible dit Dieu pardonne à tout le monde, j’espère juste qu’il n’ira pas la rejoindre».

Voilà ce que souhaite Éric Boudreault, le père de Daphné Huard-Boudreault tuée en mars dernier à Mont-Saint-Hilaire présumément par son ancien petit copain. L’homme a choisi d’accorder sa première entrevue télévisée à TVA Nouvelles.

Le père de la jeune femme avait eu une longue conversation avec sa fille, le 21 mars,  le soir avant le drame.

«On s’était assis à table, on a parlé, elle était vraiment zen. Elle nous disait qu’elle essayait de laisser Anthony, mais c’était menaces par-dessus menaces. Elle avait dit à Anthony, je vais aller rester chez mon père. Et les derniers souvenirs que l’on a, c’est des étoiles [dans ses yeux]», se remémore M. Boudreault.

La conjointe d’Éric Boudreault était à ses côtés durant l’entrevue. «Avec tout ce qu’elle a vécu, la veille du drame, elle avait vraiment des étoiles dans les yeux. On voyait qu’elle prenait le contrôle sur sa vie et elle en était fière», a expliqué Claudine Halde à TVA Nouvelles.

«Elle avait un tellement beau sourire, ça faisait longtemps ... », ajoute Mme Halde.

Câlin

«Je lui ai fait un câlin avant qu’elle aille se coucher, juste ici, montre M. Boudreault. Je l’ai vue qui sortait de la douche et je me suis levé lui faire un câlin, je ne sais pas si c’est un adon.»

C’est Claudine Halde qui est arrivée la première à l’appartement où vivait sa belle-fille et son copain de 22 ans, Anthony Pratte-Lops, le matin du meurtre.

«Voir les ambulanciers, tout le monde autour, j’ai oublié qu’Éric était au bout du téléphone. Et quand j’ai compris qu’elle n’était pas sur la civière, qu’elle était  morte. Pourquoi qu’elle n’est pas là? Il faut qu’elle soit là!», fait savoir Mme Halde qui se met alors les mains sur la bouche prise par l'émotion.

Monsieur Boudreault est toujours au téléphone et roule en direction de chez sa fille. Il  entend tout ce qui se passe. «Elle a crié: Elle est morte. Non. J’étais en choc nerveux, j’ai dû me coller sur le bord», dit le papa.

Éric Boudreault souhaite être indemnisé par l’IVAC. «On ne travaille pas. On vient de recommencer à conduire. On n’a pas de salaire. On paye nos impôts, mais on n’a pas eu de décision. C’est silence radio, on n’a plus de nouvelles de ce qui va arriver», déplore-t-il.

Anthony Pratte-Lops est accusé du meurtre prémédité de Daphné Huard-Boudreault. Il reviendra en cour le 30 mai.

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