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Construction

L’APCHQ dénonce la menace de grève des travailleurs

Agence QMI

chantier construction

Simon Clark/Agence QMI

L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) a très mal réagi à la menace de grève des 175 000 travailleurs de la construction qu’elle qualifie de «geste irresponsable», surtout en raison des travaux à faire en raison des inondations.

L’APCHQ a souligné mercredi que le débrayage prévu à partir du 24 mai par l’Alliance syndicale «aurait de graves conséquences économiques pour l’ensemble du Québec».

«Cela est d’autant plus vrai que l’Alliance syndicale ne tient pas compte des besoins urgents en reconstruction qui se manifesteront prochainement en raison des inondations», a mentionné François-William Simard, vice-président Développement stratégique et Communications de l’APCHQ, par communiqué.

L’APCHQ accuse même l’Alliance syndicale de ne pas négocier de bonne foi.

«Depuis le tout début des négociations, le déclenchement d’une grève a semblé être la première et seule motivation de l’Alliance syndicale», a affirmé cette organisation qui représente 14 500 employeurs du secteur de la construction résidentielle.

«Rappelons que l’APCHQ a signifié son intérêt à négocier dès le 27 septembre dernier, mais que la partie syndicale a accepté d'amorcer les négociations seulement à partir de la mi-mars. Elle avait notamment annulé les trois premières rencontres de négociations prévues en février. C’est donc 170 jours de négociations qui ont été perdus en raison de la stratégie syndicale», a ajouté l’APCHQ.

Débrayage

Les travailleurs de la construction ont voté la semaine dernière à environ 95 % en faveur de la grève dans les quatre secteurs d’activité que sont la construction résidentielle, le génie civil et la voirie, l’industriel ainsi que l’institutionnel et le commercial.

«Pour débloquer les négociations, nous sommes obligés de demander à nos membres de se préparer pour la grève dès le 24 mai», a déclaré mardi Michel Trépanier, porte-parole de l'Alliance syndicale, dans un communiqué.

Parmi les demandes patronales, on trouve le paiement des cinq premières heures supplémentaires à temps et demi plutôt qu’à temps double et la possibilité de faire travailler les ouvriers à temps simple le samedi en cas de journée perdue par le mauvais temps au cours de la semaine.

De leur côté, les syndicats ne veulent pas du travail le samedi pour des raisons de conciliations familiales et ils réclament des mesures contre les briseurs de grève et l’ajout de clauses de rétroactivité dans les conventions collectives.

Les contrats de travail sont échus depuis le 30 avril dernier dans le domaine de la construction. Le mandat des médiateurs du ministère du Travail s’est transformé en mandat de conciliation, ce qui a lancé un délai de 21 jours avant le recours à des moyens de pression.

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