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Projets éoliens

Les élus de l'Est-du-Québec veulent leur part

TVA Nouvelles et Agence QMI

COURTOISIE/Innergex

Pas moins de 70 élus, maires et préfets du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ainsi que des représentants des communautés autochtones se sont réunis à Matane, mardi, pour réclamer que les communautés de l'est du Québec deviennent actionnaire des futurs projets éoliens sur leur territoire.

Ces régions ont été touchées par l'exode rural au cours des dernières années, ce qui a entraîné une baisse des revenus dans plusieurs municipalités. Leur solution, c'est d'acheter 50 % des actions des futurs projets éoliens pour en tirer des revenus.

Le maire de Matane, comme la totalité des 70 autres élus présents, a approuvé l'idée. «C’est une réaction très positive d’avoir cette mobilisation-là des gens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, pour envoyer un message clair au gouvernement. Pour les projets d’exportation d’énergie renouvelable, il faut que les municipalités soient partenaires pour le bien de ces projets-là, mais aussi pour leur acceptabilité sociale.»

Ce serait les municipalités qui emprunteraient pour fournir l'argent à deux régies intermunicipales de l'énergie, une au Bas-Saint-Laurent, et l'autre en Gaspésie, pour investir.

Selon l'Alliance de l'Est, deux projets similaires, les parcs éoliens de Roncevaux et de Nicolas-Riou, permettent actuellement de générer des revenus pour leurs actionnaires

Cependant, le gouvernement ne souhaite pas obliger les entreprises qui développeront des projets éoliens à donner 50 % de leurs actions aux communautés.

Pour André Morin, le préfet de la MRC de la Matanie, un vent de changement doit s’installer: «C’est fini ce temps-là où les entrepreneurs pouvaient dire: "Moi, je m’installe, je me développe et vous n’avez rien à dire"», a estimé M. Morin.

«C’est inacceptable que des projets s’installent sur les territoires [des villes] sans qu’il y ait de retombées tangibles pour leur milieu à long terme. Pas juste les coûts de construction, de transport et de gravier!», a renchéri le directeur général de la régie intermunicipale de l'Énergie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Gilbert Scantland.

Au moment de la conférence de presse organisée suite à la rencontre, mardi après-midi, le gouvernement provincial n'avait toujours pas répondu à la demande de l'Alliance de l'Est.

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