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Lettre aux médias

Le CPQ s'inquiète de la menace de grève de la construction

Agence QMI

JOEL LEMAY/24 HEURES/AGENCE QMI

Une nouvelle grève générale dans l’industrie de la construction, quatre ans après la précédente, aurait de «graves répercussions» sur l’économie de la province, croit le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Dans une lettre adressée aux médias jeudi, le CPQ parle d’une «menace inquiétante» qui ferait en sorte de prendre tous les Québécois en otage.

Il reste moins d’une semaine aux négociations, soit d’ici au 24 mai, avant que 175 000 travailleurs de la construction quittent les chantiers, comme a menacé de la faire l’Alliance syndicale.

«Il importe que la situation actuelle connaisse rapidement une conclusion», a écrit Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ, qui rappelle dans sa lettre que l’industrie de la construction était en 2016, selon une étude de son organisation, «la quatrième en importance en matière économique, en contribuant pour 22,4 milliards $ au PIB du Québec, soit 6,5 %, et en étant responsable de 267 500 emplois».

La grève de 2013 avait duré six jours pour ce qui est des secteurs résidentiel, du génie civil et de la voirie, et 10 jours du côté des secteurs institutionnel-commercial et industriel. Une loi spéciale du gouvernement Couillard avait été nécessaire pour contraindre les ouvriers à retourner au boulot.

M. Dorval appelle les deux parties à s’engager de bonne foi dans un blitz de négociations d’ici à lundi afin d’éviter la grève générale, alors que plusieurs chantiers aux quatre coins du Québec sont en cours de livraison et que d’importants travaux seront nécessaires à la suite des inondations historiques ayant frappé plusieurs milliers de résidences.

Mais advenant un échec des discussions, Québec ne devrait pas attendre plusieurs jours avant d’imposer une loi spéciale, selon le CPQ.

«À défaut d’atteindre cet objectif [de négociation], et compte tenu de l’ampleur des impacts, il devra déposer un projet de loi spéciale empêchant la grève générale et obligeant les parties à trouver une solution, ce qui pourrait aller jusqu’à l’imposition d’un arbitrage. Le gouvernement, ce faisant, devrait éviter à tout prix de prévoir des mesures punitives à l’égard des parties ou de décréter unilatéralement certaines conditions de travail», précise le Conseil du patronat du Québec.

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