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Alliance avec Québec solidaire

Convergence souverainiste: Lisée contredit Bérubé

Patrick Bellerose | Agence QMI

Le Parti québécois peut remporter une majorité de sièges en 2018 sans l’aide de Québec solidaire, assure Jean-François Lisée. Quelques heures plus tôt, son leader parlementaire affirmait pourtant le contraire.

Jeudi matin, Pascal Bérubé a affirmé que, sans la convergence souverainiste, les chances du PQ d’obtenir un gouvernement majoritaire sont minces. «C’est difficile, parce qu’il y a un seuil incompressible de sièges avec le Parti libéral, a-t-il déclaré en mêlée de presse avant la période de questions. À 20 h 10, le soir d’une élection, il y a déjà 40 sièges en avance [pour le PLQ] et à 20 h 20 il y en a à peu près 50 et ça continue.»

«C’est avec beaucoup de lucidité qu’on a mis carte sur table», a-t-il ajouté, au sujet de la proposition faite à Québec solidaire. Le PQ propose de créer un «pacte électoral» où les deux partis se laisseraient le champ libre dans certaines circonscriptions, en plus de s’entendre sur certains éléments de programme.

Les membres de Québec solidaire seront appelés à se prononcer sur la convergence souverainiste au cours de leur congrès qui aura lieu à Montréal ce week-end.

Plus optimiste

En début d’après-midi, Jean-François Lisée a rapidement corrigé le tir en assurant que son parti peut l’emporter sans Québec solidaire. «Je pense que le Parti québécois est très bien positionné pour obtenir une majorité lors de l’élection d’octobre 2018», a-t-il affirmé lors d’un point de presse de Véronique Hivon auquel il s’est ajouté à la dernière minute.

«On veut rassembler à la fois les indépendantistes et les progressistes», affirme Jean-François Lisée pour expliquer son désir de convergence souverainiste. De plus, le PQ «a une offre très attirante pour des gens qui, en ce moment, sont à la CAQ», a-t-il ajouté.

«Je pense que Pascal a affiché un optimisme moins grand que le mien», a souligné Jean-François Lisée pour expliquer son désaccord avec le député de Matane-Matapédia.

C’est la seconde fois que le chef péquiste doit désavouer publiquement son leader parlementaire. En octobre dernier, fraîchement élu à la tête du PQ, il avait dû rabrouer Pascal Bérubé en raison de sa participation, bénévole, à une publicité télé pour l’association de concessionnaires automobiles de sa circonscription.

«Il aurait dû tout simplement ne pas participer à la publicité», avait tranché le chef péquiste.