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Non au drapeau des Patriotes

Un «débat totalement inintéressant», dit Couillard

Charles Lecavalier | Agence QMI

Joel Lemay/Agence QMI

Philippe Couillard refuse de hisser le drapeau des Patriotes, «lié à la violence», au-dessus de l’Assemblée nationale, car il est associé aux souverainistes. Il croit aussi que ce débat n’intéresse absolument pas les Québécois.

«Ce débat est totalement inintéressant», a-t-il lancé aux journalistes, jeudi, avant de quitter le parlement pour s’envoler en Israël, où il participe à une mission économique.

Au matin, il a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef péquiste Jean-François Lisée, soutenu par la Coalition avenir Québec, qui souhaitait que le parlement souligne de cette façon la fête des Patriotes.

«Le premier ministre a refusé notre demande de hisser ce drapeau pour la fête des Patriotes lundi prochain, comme le font plusieurs municipalités. Pourquoi est-ce que le premier ministre renie aujourd'hui le drapeau dont il a dit que c'était le drapeau fondateur de son propre parti?», a déploré M. Lisée durant la période de questions.

M. Couillard a rétorqué que le mouvement indépendantiste a fait une «appropriation unilatérale de ce symbole» et qu’il provoque aujourd’hui une division au sein de la société québécoise. «Il paraît difficile de penser que ça va déclencher l'unanimité parmi notre population. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup de monde qui nous ont contactés, qui nous ont dit : s'il vous plaît, n'allez pas dans cette direction», a lancé M. Couillard.

M. Lisée s’est étonné de cette déclaration: «Le chef du Parti libéral nous dit aujourd'hui que, parce que des gens pensent que c'est un drapeau indépendantiste, il renie le drapeau dont il disait lui-même qu'il était un symbole de la source du Parti libéral».

Il a même proposé à M. Couillard de «réclamer votre héritage». «Je dis au premier ministre : prenez-le. Les sources de nos deux partis vont dans le parti des Patriotes. Réclamez votre héritage et faites en sorte qu'il soit sur le mât de l'Assemblée nationale».

M. Couillard a alors rétorqué qu’il s’agit «malheureusement d’un symbole qui a été à un moment tragique de notre histoire, lié à la violence, et ça, on ne peut pas le répéter».