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Disparue depuis le 12 avril

«Je n’ai pas tué ma femme» - Michel Larouche, conjoint d’Hélène Martineau

TVA Nouvelles

Michel Larouche, le conjoint d’Hélène Martineau, disparue depuis plus d’un mois à Saguenay, devait s’adresser aux médias lors d’un point de presse cette semaine, il a toutefois choisi d’accorder une seule entrevue à la radio KYK 95,7 Radio X.

L’animateur Dominick Fortin lui a demandé sans détour s’il avait tué sa femme. «Non, absolument pas», a répondu sans hésiter d’une voix ferme Michel Larouche.

L’animateur a ajouté: «Pourriez-vous avoir de près ou de loin un rôle à jouer dans la disparition de votre femme?» «J’ai la même réponse, c’est non sur toute ligne», a soutenu Michel Larouche.

«Seriez-vous prêt à dire la même chose avec le détecteur de mensonges si les policiers vous l’offrent», a poursuivi Dominick Fortin. «Oui, je l’ai offert dès la deuxième journée de la disparition d’Hélène à la Sûreté municipale de Saguenay. Je l’ai encore offert lorsque j’ai été interrogé par la SQ qui a repris la relève», dit-il.

Michel Larouche se soumettra au polygraphe la semaine prochaine, toujours d’après ce qu’il a affirmé sur les ondes de KIK.

Bien que Michel Larouche dit ignorer ce qu'il est advenu de sa conjointe, l'homme a cependant un doute quant à l'hypothèse du suicide, même si la quadragénaire était «en dépression».

 «Quand je fais des scénarios, il y a le scénario du suicide que je mets très, très bas. Il y a le scénario de la noyade accidentelle. Il peut être là. Je le mets bas aussi parce que je marche avec Hélène depuis 27 ans au Manoir du Saguenay. Pour qu’elle aille sur le bord de l’eau en hiver, ça aurait été une première en 27 ans», explique-t-il.

Michel Larouche demande d'ailleurs à ceux qui s'aventurent sur l'eau de garder l'oeil ouvert.

«La saison de pêche est commencée, il y a des bateaux sur l’eau. Les plaisanciers, un peu plus tard, vont commencer à embarquer sur l’eau aussi. Tous ces gens-là, c’est important qu’ils prennent le temps, tant que cette histoire-là ne sera pas résolue, ça peut durer longtemps, que les gens soient attentifs sur l’eau du Saguenay à tout ce qui pourrait être anormal.»

 

GEN-DISPARITION HÉLÈNE MARTINEAU

CAPTURE D'ÉCRAN TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Crimes contre la personne

Dix jours après la disparition de la quadragénaire, les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont dépêché une équipe afin de passer au peigne fin la résidence du couple et remorquer les véhicules de la famille dans le but d’y pratiquer des expertises à la recherche de preuves et d’ADN.

«Je suis le premier suspect pour la SQ. C’est surtout lié à des profils psychologiques, ils n’ont rien de tangible, aucune preuve. J’ai appelé les Martineau qui m’ont dit ce qu’ils avaient entendu de la police. Je réponds mal à leur profil psychologique. Ils [les enquêteurs] n’aiment pas la façon que je suis, mais ça ne fait pas de moi un meurtrier», assure Michel Larouche.

«Quand on regarde les statistiques, en tout cas celle que j’ai trouvées, le conjoint est responsable dans 33% des cas, mais il reste quand même deux tiers que c’est une autre explication. J’essaie de me convaincre [que les enquêteurs] s’occupent de ces deux tiers-là», ajoute-t-il.

Des rumeurs ont filtré laissant entendre qu’Hélène Martineau songeait à demander le divorce. Son mari a entre autres voulu faire taire les racontars à ce sujet ce matin, mais surtout affirmé qu’il n’avait pas tué sa femme, lui qui fait figure de suspect numéro un dans la tête de bien des Québécois.

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