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Tournée

Jean-Michel Jarre attaque Donald Trump

WENN

Jean-Michel Jarre a toujours revendiqué son engagement politique et musical. Toujours investi dans la musique électronique, les années 70 et 80 lui avaient servi à faire passer un message visionnaire et écologique.

Mais aujourd’hui, comme il l’a prouvé avec son dernier album en convoquant Edward Snowden, son engagement est ailleurs.

Et cet engagement, il s’apprête à le revendiquer frontalement en allant jouer sur les terres de l’empire américain ! En se posant à New York et ailleurs, il compte bien faire vrombir ses oscillateurs pour exprimer le mécontentement d’un peuple face à un président hautement controversé : Donald Trump.

Alors que sa tournée le mènera de la côte est à la côte ouest des États-Unis – une belle ampleur en comparaison à son unique passage dans le pays, à Houston, en 1986 – il a expliqué au Figaro pourquoi il entretenait une relation problématique avec le pays, avec ou sans son président.

«J’ai eu une relation difficile avec mon père (Maurice Jarre, compositeur pour le cinéma). Il a vécu aux États-Unis pendant 60 ans, à Los Angeles, et ça a été difficile pour moi d’aller en Californie parce que je considérais que c’était le territoire de mon père», a-t-il confié.

Mais évidemment, aujourd’hui, c’est l’état du monde qui a poussé ce pro-européen qui se félicite de l’élection d’Emmanuel Macron à passer outre ses appréhensions.

Et pour lui, sa tournée américaine devrait servir de vaccin à certains et après s’être fait connaître avec l’album Oxygène, il espère bien «apporter de l’oxygène, sans aucun jeu de mots, et être en partie un contre-pouvoir émotionnel», comme il l’a expliqué.

Une belle mission que s’est donnée Jean-Michel Jarre, à un moment où le monde a plus que jamais besoin de son optimisme synthétique.