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Respect de contrats

La Côte-Nord inquiète de la menace de grève dans la construction

André Normandeau | TVA Nouvelles

Sébastien St-Jean /Agence QMI

Plusieurs personnes de la Manicouagan, sur la Côte-Nord, sont inquiètes devant la menace de grève générale illimitée dans l'industrie de la construction, qui pourrait être déclenchée mercredi prochain.

Les contrats de travail sont échus depuis le 30 avril dernier. L’Alliance syndicale représente plus de 175 000 travailleurs de la construction au Québec. Dans les négociations en cours, l’Alliance exige du gouvernement des augmentations de salaire, la conciliation travail-famille et des avantages sociaux.

Les mandats de grève effectifs pour le 24 mai touchent la construction résidentielle, le génie civil et la voirie, l’industriel de même que l’institutionnel et le commercial.

Chez Tremblay Électrique à Baie-Comeau, le propriétaire ressent de l’inquiétude. Surtout qu’il doit respecter des contrats déjà amorcés sur le territoire.

«Il y a de l’inquiétude parce que c’est la meilleure période de l’année au niveau de la construction. Tout le monde démarre son projet. Ce n’est jamais bon pour personne une grève», a dit le propriétaire de cette entreprise, Bernard Tremblay.

Le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, est lui aussi préoccupé par le déclenchement possible d’une grève dans la construction. Il estime qu’il y aurait des impacts pour l’usine de filtration et le chemin d’accès de Mason Graphite.

«J’ai eu l’occasion cette semaine de visiter les travaux de l’usine de filtration et on est déjà en retard à cause du glissement de terrain, a dit M. Martel. Ça serait terrible s’il fallait prendre du retard supplémentaire.»

En cas de conflit, l’Alliance syndicale évalue les pertes à 8 millions $ par semaine pour les travailleurs de la construction de l'ensemble du Québec.

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