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Inondations

Les travaux sur les résidences pourront se poursuivre malgré la grève

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les travaux entrepris sur des résidences qui ont été inondées pourront se poursuivre même si une grève générale illimitée est déclenchée la semaine prochaine dans l’industrie de la construction, a indiqué vendredi l’Alliance syndicale.

Les cinq syndicats membres de l’Alliance menacent de déserter les chantiers à compter du 24 mai, alors que 175 000 travailleurs de la construction se mettraient en grève.

«Nous considérons que ces travaux sont essentiels afin de permettre aux familles affectées par ce terrible drame de réintégrer leur domicile dans les plus brefs délais. Nous allons permettre à ces travaux de se poursuivre. Nous tenons à l’annoncer aujourd’hui afin d’éviter un stress inutile à ces gens», a dit le porte-parole de l’Alliance syndicale, Michel Trépanier, dans un communiqué.

Corvées de nettoyage

L’Alliance syndicale a précisé vendredi qu’elle invitera par ailleurs ses membres à participer à des corvées de nettoyage pour effacer les traces des inondations en cas de grève générale illimitée. Les villes pourront faire appel à son organisation, qui s’est aussi mise en contact avec le Centre national de coordination gouvernementale de la sécurité civile.

«Nous espérons encore une entente négociée, mais nous tenons à faire savoir que, s’il y a grève, les travailleuses et les travailleurs seront à pied d’œuvre bénévolement pour accélérer le rétablissement de la situation dans les zones inondées», a-t-il indiqué.

La grève ferait mal à l’économie

Le déclenchement possible d'une grève générale illimitée de l’industrie de la construction ferait mal à l’économie québécoise, a prévenu de son côté la vice-première ministre du Québec, Lise Thériault.

«Avec les inondations, nous n’avons pas les moyens de faire traîner cette industrie-là», a tranché la numéro 2 du gouvernement québécois, vendredi, en marge d’une conférence portant sur le reprenariat à l’hôtel Hyatt Regency Montréal.

Mme Thériault, qui privilégie la solution négociée plutôt qu’imposée, a indiqué qu’il est hors de question d’arrêter les activités de ce secteur.

Selon elle, le printemps amène son lot de projets de rénovation et le gouvernement est un grand donneur d’ouvrages, beaucoup de travaux devant se faire pendant l’été.

Les parties patronales veulent s’entendre, affirme Mme Thériault. «Je souhaite que la partie syndicale vienne aussi s’asseoir», a-t-elle dit.

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