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Critique de film

«Absolument tout»: quand ça va mal...

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

FayesVision/WENN.com

Les jeunes acteurs Amandla Stenberg et Nick Robinson ont beau être sympathiques, l’histoire d’«Absolument tout» est ridicule!

Maddy Whittier (Amandla Stenberg, vue en Rue dans les «Hunger Games») est confinée chez elle. Âgée de 18 ans, la jeune fille est atteinte d’un déficit immunitaire combiné sévère (DICS) – pensez « bébé bulle» – qui l’empêche de sortir sous peine d’être très gravement malade et de risquer la mort. Sa mère (Anika Noni Rose), médecin, veille sur elle tandis que Carla (Ana de la Reguera), une infirmière, vient tous les jours afin de s’assurer que tout va bien.

Tout change le jour où Olly (Nick Robinson du «Monde jurassique» et de «La cinquième vague») emménage à côté de chez Maddy et sa mère. Les deux adolescents se prennent d’affection l’un pour l’autre et commencent à dialoguer derrière les vitres des fenêtres de leur chambre ou par message texte. C’est rapidement l’amour... Olly fait prendre conscience à Maddy que sa vie n’en est pas une et qu’il vaut mieux vivre pleinement que pas du tout.

Les deux amoureux partent donc pour Hawaï, mais la jeune fille tombe malade. Ramenée chez elle par sa mère tandis qu’Olly déménage à New York, Maddy semble se résigner à son sort jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive... qu’elle n’est pas malade, le tout ayant été inventé par sa mère, désireuse de la garder à ses côtés après la mort de son mari et de son fils.

Non, une histoire aussi rocambolesque ne s’invente pas! La symbolique ridicule (Maddy est noire, constamment vêtue de blanc, tandis qu’Olly est blanc, constamment vêtu de noir, ou l’inévitable plan sur des vagues lorsque les deux amoureux finissent dans le même lit), l’absence totale de cohérence (Maddy ne s’est jamais révoltée de ne jamais avoir pu se faire d’amis, n’est jamais sortie de chez elle, mais n’hésite pas une seconde à prendre l’avion, etc.) ainsi que les références censées apportées une dose de profondeur (citation du «Petit Prince») ne font que rendre ce long métrage de 96 minutes encore plus pénible.

C’est sans mentionner les rebondissements grotesques (le père d’Olly est alcoolique et violent pour ne citer que celui-là), le message ridicule (une fille ne peut être sauvée que par un gars) ou les longues séquences appuyées par une musique sirupeuse. Bref, on fuit à toutes jambes... et le plus vite possible!

Note: 1 sur 5