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«Hockey Wives»

Catherine Laflamme : Une vie entre le hockey et la mode

Nathalie Slight | TVA Nouvelles

Le quotidien des femmes de hockeyeurs n’est pas de tout repos. Catherine Laflamme, qui partage son temps entre Montréal et Pittsburgh pour suivre son mari, Kristopher Letang, défenseur de l’équipe des Penguins, le vit.

Celle qu’on a connue à «Occupation double» en 2007 est par ailleurs heureuse de renouer avec la télé en participant à «Hockey Wives». Maman d’un beau garçon, Alex, elle a aussi lancé une collection de vêtements pour enfants qui correspond à ses valeurs sociales. La femme d’affaires poursuit le rêve d’agrandir sa famille. Occupée, vous dites?

Catherine, vous vous êtes récemment lancée dans la mode pour enfants. Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer en affaires?

Lorsque j’ai rencontré Kris, je me dirigeais vers des études en médecine. Puis, comme bien des conjointes de joueurs de hockey, j’ai mis mes projets en veilleuse pour suivre mon amoureux. Mais depuis toujours, il était important pour moi de m’accomplir par moi-même et d’avoir un projet dans ma vie à l’image de mes valeurs. Mon fils, Alex, est aujourd’hui âgé de quatre ans. Il a sa petite vie, il a moins besoin de moi. Le moment était donc idéal pour me lancer en affaires.

Vous plongez dans cette aventure avec Véronique Larosée, la femme du gardien de but des Penguins de Pittsburgh, Marc-André Fleury.

Véronique est, comme moi, une passionnée de mode, et elle est maman de deux adorables filles. C’est en discutant ensemble que nous est venue l’idée de créer une ligne de vêtements et d’accessoires pour enfants. Comme nous partageons nos vies entre Pittsburgh et Montréal, nous avons choisi de faire affaire sur le web, au lieu d’avoir une boutique ayant pignon sur rue. Comme ça, il nous est possible de gérer notre entreprise de n’importe où!

Comme vous êtes toutes les deux en couple avec des joueurs de hockey, vos vies se ressemblent...

Oui, le fait d’être associée avec Véronique est rassurant. Nous avons le même rythme de vie, nos chums sont souvent sur la route, nous nous comprenons l’une et l’autre. Et nous partageons les mêmes valeurs: il était important pour nous que notre projet, la griffe Alex et Estelle, soit à la fois éthique et philanthropique.

En quoi votre amoureux vous inspire-t-il au quotidien?

Il est travaillant, persévérant, il se donne à 100 % dans tout ce qu’il entreprend. C’est un gars d’équipe aussi, qui travaille en collaboration avec les autres, qui sait reconnaître les forces de chacun. Tout ça est inspirant pour la nouvelle entrepreneure que je suis. Et pour mon fils aussi. À son âge, Alex ne le réalise pas encore, mais plus tard, il se rendra compte de la chance qu’il a de grandir aux côtés d’un modèle positif, d’un papa qui réalise ses rêves.

Kris a subi une opération, donc il n’a pas pu participer aux séries avec ses coéquipiers, mais le club a connu la victoire l’an dernier en remportant la Coupe Stanley. Ce beau moment professionnel a toutefois été assombri par un drame personnel.

Effectivement, oui. J’ai fait une fausse couche en juin dernier, à 13 semaines de grossesse. Comme le premier trimestre était passé, nous avions bon espoir d’offrir un petit frère ou une petite soeur à Alex... mais ce ne fut malheureusement pas le cas. La joie de remporter la Coupe Stanley était donc entremêlée avec le deuil d’avoir perdu ce bébé à venir. J’accepte d’en parler pour aider d’autres femmes qui traversent cette épreuve.

Le projet bébé est-il maintenant sur la glace?

Kris et moi souhaitons avoir un autre enfant, c’est certain. Cela dit, un jour à la fois, on laisse la vie suivre son cours. Et puis, pour l’instant, évoluer dans l’univers de la petite enfance grâce à ma compagnie Alex et Estelle me fait du bien. Ça m’occupe et me permet de laisser aller ma créativité. Mon fils aussi m’occupe beaucoup. Comme papa est souvent sur la route, nous sommes très proches, Alex et moi. Je suis une vraie mère poule!

Votre garçon s’intéresse-t-il au hockey?

J’essaie de le mettre au maximum en contact avec les sports et différentes activités: le soccer, la natation, le patin, etc., pour qu’il trouve ses propres passions, suive sa propre voie. Je ne souhaite pas nécessairement qu’il suive les traces de son père: l’éloignement, les nombreux sacrifices, les risques de blessures... C’est un métier passionnant, mais extrêmement exigeant, d’être hockeyeur professionnel. Cela dit, peu importe la passion de mon fils, je l’encouragerai à 200 %.

Il sera peut-être attiré par l’entrepreneuriat, comme sa maman!

En tout cas, il a ses propres goûts sur le plan vestimentaire. Depuis l’âge de trois ans, il désire avoir un mot à dire sur ses vêtements. Parfois, je lui fais des petits looks cutes, et il me dit: «C’est donc bien laid, ça, maman!» Heureusement, il adore les ensembles d’Alex et Estelle. Mon fils a joué les mannequins pour la première séance photo de notre projet. Je suis heureuse qu’il me voie travailler, qu’il soit fier de moi, autant que lorsqu’il voit papa sur la glace.

Assiste-t-il souvent aux matchs de son papa?

Durant la saison régulière, Alex et moi y allions surtout la fin de semaine, lorsque les matchs des Penguins étaient présentés plus tôt en soirée. Parfois, en semaine, nous assistions à la première période, puis nous revenions ensuite à la maison, juste à temps pour l’heure du dodo de mon fils.

Un autre projet vous occupe, ces jours-ci: vous êtes de la troisième saison de l’émission «Hockey Wives»!

Oui, il s’agit d’un docuréalité, qui dresse un portrait de différentes conjointes de joueurs de hockey. En 2007, j’avais participé à «Occupation double», et j’avais eu la piqûre pour le monde de la télé, alors je suis très heureuse de renouer avec ce média. Les communications m’intéressent. J’ai même décidé de m’inscrire à l’école de radio et de télévision Promédia ce printemps. Qui sait? Peut-être qu’un jour, je pourrai allier mes passions en animant une émission de mode au petit écran!

«Hockey Wives» est diffusé le mercredi à 22h, sur W Network